Après Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Fred Scetbon-Didi et Ariel Wizman, voici les interviews de Hervé Kabla, chef d’entreprise et blogueur et de Yehuda Lancry, ancien ambassadeur d’Israël en France puis aux Nations Unies, membre du comité de parrainage du Mussef.

A visionner sur Youtube.

Et bientôt beaucoup d’autres interviews, dont la vôtre ?

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de rendre justice à leur histoire et à leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

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Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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Et cultivez-vous avec quelques livres écrits par des séfarades :

Les Enfants d’Yishmaël, Itinéraires séfarades maghrébins du Moyen Âge à nos jours, par Denis Cohen-Tannoudji

L’historiographie sur les Juifs d’Afrique du Nord est encore loin d’être aussi riche que celles sur les autres communautés juives ; cet essai a donc été conçu pour combler cette lacune. À partir du dépouillement systématique des documents littéraires et rabbiniques de sa famille, Denis Cohen-Tannoudji brosse le tableau historique des Juifs maghrébins du Moyen-Âge à nos jours. Ainsi, non content de mettre en lumière l’unité spatio-temporelle du monde séfarade, il modifie, grâce à ses recherches dans des archives anonymes, nos perceptions mémorielles collectives. De la persécution des Juifs par les Almohades (1147) au traumatisme de la décolonisation (1962), en passant par l’expulsion d’Isabelle-la-Catholique (1492) et la colonisation (à partir des années 1830), il présente l’Histoire des Juifs séfarades maghrébins de façon vivante : du fait de la longévité du marqueur patronymique à travers le temps, son travail donne une profondeur historique inédite.

Dans Archives Juives, Valérie Assan écrit : …Denis Cohen-Tannoudji propose une fresque extrêmement convaincante, fondée sur une impressionnante quantité de documents de toutes sortes, et puisant aux meilleures sources historiographiques. Son souci de sauver de l’oubli une culture en voie de disparition s’exprime par la précision des termes utilisés, le soin de définir et de rappeler les notions essentielles à la compréhension de cette histoire, la présence d’un glossaire et d’une bibliographie.

Denis Cohen-Tannoudji, Normalien, Insead et agrégé de physique, est Senior VP chez Essilor International. Il est le fils de Gilles Cohen-Tannoudji, grand physicien, né à Constantine en 1938 et neveu de Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, né en 1933 à Constantine, membre du comité de parrainage du Mussef. Il a aussi écrit Entre orient et occident: Juifs et Musulmans en Tunisie (2014).

Editions Hermann, 2010, 442 p

Un voile sur le monde, par Chantal de Rudder

Chantal de Rudder a fait une grande enquête sur l’essor du port du voile islamique dans le monde depuis la fin des années 1970, de l’Iran, premier pays à en avoir fait une obligation légale, à la Belgique, en passant par l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne, le Danemark ou encore la Bosnie. Elle explique que le voile était initialement porté par beaucoup de femmes du bassin méditerranéen, comme sa grand-mère juive tunisienne et avait été mis hors la loi dans les années 50 dans beaucoup de pays comme l’Iran avec les Pahlavi, la Turquie avec Ataturk, la Bosnie avec Tito ou la Tunisie avec Bourguiba. Elle retrace la genèse de sa propagation initiée par l’Iran de Khomeini en 1979 et analyse la portée de ce signe pour les femmes musulmanes dans le monde.

Grand reporter puis rédactrice en chef du Nouvel Obs, Chantal Maatoug, née en Tunisie, a couvert nombre de grands évènements qui ont marqué l’Histoire de la fin du siècle dernier. En parallèle à sa carrière dans la presse, elle a écrit plusieurs téléfilms et séries. Elle se consacre maintenant au métier de scénariste. Elle a reçu le Fipa d’Or du meilleur scenario pour « Les Amants du Flore » en 2006.

Editions de l’Observatoire, 2021, 304 p.

Les Pharisiens, par Mireille Hadas-Lebel

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » La phrase terrible que l’Evangile de Matthieu met dans la bouche de Jésus a déterminé depuis deux millénaires l’image des Pharisiens comme faux dévots, alimentant ainsi la polémique anti-judaïque. Depuis quelques décennies, l’exégèse chrétienne et le recours aux sources historiques anciennes, de Flavius Josèphe à la littérature rabbinique, ont toutefois permis de rendre justice à ce courant du judaïsme antique. Grande historienne de la période, Mireille Hadas-Lebel fait le point sur ce que l’on sait et sur ce qui reste encore dans l’ombre. Par quelles croyances et pratiques les pharisiens se distinguaient-ils des autres courants juifs ? Quelle était leur influence auprès des masses ? Les vifs débats que Jésus mène avec eux relèvent-ils d’une critique externe ou au contraire d’une controverse interne au mouvement pharisien – autrement dit, pourrait-on aller jusqu’à dire que Jésus lui-même était un pharisien ?

Née en 1940 en Tunisie dans une famille juive d’origine livournaise, Mireille Bonan, épouse de Raphaël Hadas-Lebel, conseiller d’Etat, est normalienne, agrégée de grammaire et docteur d’État (histoire antique). Elle a dirigé le Département d’hébreu de l’Inalco et enseigné l’histoire des religions à l’université Paris-Sorbonne. Elle a écrit de nombreux livres dont Flavius Josèphe (1989), Jérusalem contre Rome (1990), Rome, la Judée et les Juifs (2009) ou Hérode (2017). Elle est membre du comité scientifique du Mussef.

Albin Michel, 2021, 208 p.

Cancion, par Eduardo Halfon

Par un matin glacial de janvier 1967, en pleine guerre civile du Guatemala, un commerçant juif libanais est enlevé dans une ruelle de la capitale. Pourquoi ? Comment ? Par qui ? Un narrateur du nom d’Eduardo Halfon devra voyager au Japon, retourner à son enfance dans le Guatemala des années 1970 ainsi qu’au souvenir d’une mystérieuse rencontre dans un bar miteux – situé au coin d’un bâtiment circulaire – pour élucider les énigmes entourant la vie et l’enlèvement de cet homme, qui était aussi son grand-père.

Eduardo Halfon, dans ce nouveau livre, continue d’explorer les rouages de l’identité. En suivant à la trace son grand-père libanais, il entre avec lui dans l’histoire récente, brutale et complexe, de son pays natal, une histoire dans laquelle il s’avère toujours plus difficile de distinguer les victimes des bourreaux.

Né en 1971 au Guatemala, Eduardo Halfon Tenenbaum est séfarade par son père (Liban et Egypte) et à moitié par sa mère (Pologne et Syrie). Après le Guatemala et les USA, il vit maintenant en France. Il a écrit de nombreux romans et nouvelles en espagnol, dont beaucoup ont été traduits dans de nombreuses langues. Il a reçu de nombreuses récompenses dont le prix du Meilleur livre étranger 2018 pour Deuils (Duelo).

Traduit de l’espagnol, Editions Quai Voltaire, 2021, 170 p.

Blum le magnifique, par Frédéric Salat-Baroux

Le 13 février 1936, la voiture de Léon Blum est attaquée par des nationalistes d’extrême droite à sa sortie de la Chambre des députés. « À mort Blum ! » hurle la foule. Il est roué de coups et n’évite le lynchage que grâce à l’intervention de la police et de passants qui ont accouru. Trois mois plus tard, la France se donne, en toute connaissance de cause, un président du Conseil juif et socialiste. On est là au cœur de la grandeur et du mystère français.

À celui-ci s’ajoute un mystère Léon Blum. Comment ce jeune homme délicat, ami de Proust et de Gide, qui ne rêvait que de littérature, s’est-il transfiguré en leader politique, héritier et successeur de Jaurès, faisant face à Lénine au faîte de sa puissance, et se préparant à l’impensable exercice socialiste du pouvoir ?

Frédéric Salat-Baroux offre un portrait inédit et passionnant, tout à la fois psychologique, intellectuel et politique, du grand homme d’État. Il replace son parcours dans celui d’une génération de juifs européens, entre littérature et socialisme, et éclaire cette passion juive pour la France, dont Léon Blum est le plus brillant et le plus émouvant représentant.

À travers le récit de ces années d’apprentissage fondatrices, c’est un tableau de cette « Belle Époque » si mal nommée que dresse l’auteur. Une Belle Époque qui aura été le ferment des tragédies du XXe siècle.

Pour la petite histoire, Léon Blum a été défendu par mon oncle Me Samuel Spanien au procès de Riom en 1942.

Né en 1963 à Paris, Frédéric Salat-Baroux est le fils du professeur Jacques Salat-Baroux, gynécologue et pionnier français de la PMA, né en 1931 dans une famille juive pauvre de Sousse, exilé en France après les évènements de Bizerte, naturalisé français en 1961 et mort à Paris en 2001. Il est ancien élève de l’ENA et conseiller d’Etat. Il a été secrétaire général de l’Elysée du temps de Chirac dont il a épousé la fille Claude. Il est maintenant avocat.

Editions de l’Observatoire, 2021, 256 p.

Et quand vous aurez le temps, regardez ce film émouvant de 2012 sur les Juifs d’Egypte (1 h 35).

Une école juive à Alexandrie
Il y avait aussi des ashkenazes
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