Après Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Hervé Kabla, Yehuda Lancry, Fred Scetbon-Didi et Ariel Wizman, voici l’interview de Yves Dana, sculpteur, sur Youtube.

L’atelier d’Yves Dana

Yves Dana est né en 1959 à Alexandrie. Sa famille quitte l’Egypte en 1961 pour l’Italie avant de s’établir en Suisse. Licencié en Sociologie de l’Université de Lausanne en 1978 et diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Genève en 1981, Yves Dana enseigne les mathématiques avant de se consacrer totalement à la sculpture dès 1984. On trouve ses œuvres dans de nombreux musées, notamment à Tel Aviv et en Suisse. Il a été interviewé par Marc-Alain Ouaknin dans Talmudiques (France Culture) le 31 janvier 2021. Vous pouvez trouver des monographies et son catalogue raisonné dans Dana, par Tahar Ben Jelloun et Matthias Frehner (Editions Continents, Milan, 2015, 400 p.).

Le pouvoir de la destruction créatrice, par Philippe Aghion et al.

Théorisée au milieu du XXème siècle par l’économiste autrichien Aloïs Schumpeter, la destruction créatrice est le processus par lequel des innovations viennent constamment rendre les technologies et activités existantes obsolètes. C’est le processus par lequel les emplois nouvellement créés viennent remplacer les emplois existants. Ce livre invite le lecteur à repenser l’histoire et les énigmes de la croissance à travers le prisme de la destruction créatrice et à remettre en cause nombre d’idées reçues en expliquant pourquoi les révolutions technologiques et l’automatisation créent plus d’emplois qu’elles n’en détruisent ; concurrence et politique industrielle ne sont pas antinomiques ; l’impôt n’est pas le seul moyen de rendre la croissance plus juste ; la croissance n’est pas correctement mesurée ; la stagnation séculaire n’est pas une fatalité ; l’industrialisation n’est pas une étape indispensable dans le processus de développement ; la taxe carbone n’est pas l’unique levier d’une croissance plus verte ; avec des politiques publiques appropriées, la destruction créatrice ne nuit pas à la santé et au bonheur ; l’innovation a besoin du marché, de l’État, mais également d’une intervention active de la société civile. Le Pouvoir de la destruction créatrice est à la fois une exploration des ressorts de la prospérité économique et un guide pour penser l’avenir du capitalisme.

Né en 1956 à Paris, Philippe Aghion est professeur au Collège de France, à la London School of Economics et à l’Insead. Il est le fils de Raymond Aghion, né à Alexandrie en 1921, mort à Paris en 2009, détenteur d’une galerie d’art et de Gaby Aghion, fondatrice de la maison de mode Chloé.

Ed. Odile Jacob, 2020, 448 p.

Histoires des médias, des signaux de fumée aux réseaux sociaux, et après, par Jacques Attali

Depuis toujours, l’homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l’information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d’une histoire récente, inattendue, fascinante, qui est à présent terriblement menacée.
Comment distinguer le vrai du faux, l’information de la distraction ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire ? Comment la démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance ? En quoi le déluge actuel et à venir d’informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d’aujourd’hui et de demain ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie ?
Comme pour les autres domaines dont il a tenté jusqu’ici de prévoir le devenir, Jacques Attali pense que celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu’en remontant très loin dans ses histoires, depuis les signaux de fumée jusqu’aux réseaux sociaux et après…

Une dédicace de 1975 !

Né en 1943 à Alger, rapatrié en France en 1956, Jacques Attali est polytechnicien, ingénieur des mines, énarque et conseiller d’Etat. Il a été conseiller spécial de François Mitterrand. Il est le fondateur de  la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ainsi que de Action contre la faimEUREKA et Positive Planet. Il a écrit plus 80 livres traduits en 22 langues, dont La parole et l’outil (qu’il m’a dédicacé personnellement en 1975 !), L’année 1492 (1991) ou Dictionnaire amoureux du judaïsme (2009). Il est également chef d’orchestre. Il a dirigé en 2008 la Commission de libération de la croissance française, dont le rapporteur était un certain Emmanuel Macron.

Fayard, 2021, 524 p.

Il faut dire que les temps ont changé, par Daniel Cohen

Sous-titré Chronique (fiévreuse) d’une mutation inquiète, ce livre iconoclaste, paru avant la crise du Covid, tente d’expliquer le désarroi dont le populisme est l’expression : nous serions en train de comprendre ce qui s’est passé depuis cinquante ans. 


Selon Daniel Cohen, l’hystérie du monde du travail, la grande protestation des peuples, l’enfermement des nouvelles générations dans une espèce de présent perpétuel, seraient les conséquences de l’effondrement de la civilisation de la société industrielle. 
L’une après l’autre, les utopies de gauche et de droite se sont fracassées sur une réalité qu’il est désormais possible de désigner par son nom : la société digitale. Elle nous transforme en une série d’informations qu’un logiciel peut traiter à partir de n’importe quel point du globe. 
Une immense frayeur traverse la société. Le travail à la chaine d’hier a-t-il laissé la place à la dictature des algorithmes ? Les réseaux sociaux sont-ils le moyen d’un nouveau formatage des esprits ? Par un formidable retour en arrière, les questions de l’ancien monde sont en train de resurgir au cœur du nouveau. Les temps changent, mais vont-ils dans la bonne direction ?  

Né en 1953 à Tunis, Daniel Cohen est ancien élève de Normale, agrégé de mathématiques, docteur d’Etat en sciences économiques, professeur d’économie et journaliste.  Spécialiste de la dette souveraine, il a écrit de nombreux livres dont Richesse du monde, pauvretés des nations (1997), La Mondialisation et ses ennemis (2004) ou Homo Economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux (2012). Il a reçu de nombreux prix dont celui d’Économiste de l’année, décerné par Le Nouvel Économiste en 1997.

Albin Michel, 2018, 224 p.

GAFA, Reprenons le pouvoir, par Joëlle Toledano

Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n’existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde. N’avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d’entreprendre et de l’innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ?

Ce livre a eu le prix du livre d’économie 2021. Joëlle Toledano y montre comment les GAFA, devenus GAFAM en y ajoutant Microsoft, arrivent à s’extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s’appuyant sur l’efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l’initiative.

Docteur en mathématiques et docteur en sciences économiques, Joëlle Toledano est née à Casablanca. Elle est professeur émérite d’économie à l’université Paris-Dauphine. Spécialiste de la régulation et du numérique, elle a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans les domaines de la macroéconomie, de l’économie industrielle et de la régulation des communications électroniques et des postes, dont La crise du XXème siècle (1984) ou Economie postale (2004) . Elle était l’invitée de Christophe Jakubyszyn sur BFM dans Good Morning Business le 21 janvier 2021.

Editions Odile Jacob, 2020, 192 p.

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Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de rendre justice à leur histoire et à leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

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Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

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