Après Jacques Attali, Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Charles Canetti, Ronald Cicurel, Monique Cohen, Nicole Cohen-Addad, Denis Cohen-Tannoudji, Paul Dahan, Yves Dana, Mireille Hadas-Lebel, Hervé Kabla, Haïm Korsia, Yehuda Lancry, Diana-Paola Lévy ; Maurice Lévy, André Lévy-Lang, Elliot Malki, Sylvaine Messica, Fred Scetbon-Didi, Benjamin Stora et Ariel Wizman, regardez l’interview de Norbert Bel-Ange sur notre chaine Youtube

Né à Mostaganem, Norbert Bel-Ange est professeur d’histoire et de géographie et écrivain. Il a écrit de nombreux livres dont Les Juifs de Mostaganem (1990), Quand Vichy internait ses soldats juifs d’Algérie (2006), ou Les Juifs du département d’Oran dans la Grande Guerre (2018, 2 vol.). Voir notre lettre du 24 octobre 2020.

CELUI QUI SE BAT PEUT PERDRE, CELUI QUI NE SE BAT PAS A DEJA PERDU.

Bertolt Brecht

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Evènements en cours ou à venir

  • Une histoire familiale et musicale, le 22 juin à 20 h à l’espace Rachi

Dans le cadre de la riche programmation du 16ème Festival des cultures juives, qui dure jusqu’au 28 juin, l’association Morial organise une rencontre avec la famille Ghrenassia en présence de Enrico Macias et de sa famille. Rencontre animée par Laurence Haziza, journaliste musicale. S’inscrire.

  • De Rhodes à Tanger, chants grecs, judéo-espagnols et d’ailleurs, le 28 juin à 20 h aux Abbesses

Dans le cadre du Festival des cultures juives, l’association Aki Estamos vous invite à goûter au plaisir de la musique live avec le concert de Dafné Kritharas au théâtre des Abbesses : de Rhodes à Tanger, chants grecs, judéo-espagnols et d’ailleurs, le 28 juin à 20 h S’inscrire.

  • Gérard Garouste et Marc-Alain Ouaknin chez Templon, prolongé au 3 juillet

Sous le titre de Correspondances, Gérard Garouste raconte sa rencontre avec la littérature de Franz Kafka et avec la philosophie de Marc-Alain Ouaknin à la Galerie Templon, 28 rue du Grenier St Lazare.

  • Assemblée générale d’Amussef le 30 juin à 14 h

Notre assemblée générale annuelle aura lieu le 30 juin à 14 h en visioconférence. Le rapport annuel et la convocation sont adressés personnellement aux membres à jour de leur cotisation. Cotisez ou renouvelez votre cotisation si ce n’est encore fait !

  • Commémoration des exils le 28 novembre

Notre journée de commémoration de l’exil des juifs des pays arabes aura lieu dimanche 28 novembre, en principe en présentiel dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris Centre (ancienne mairie du 3ème).

Nouvelles lectures

L’homme qui peignait les âmes, par Metin Arditi

Saint Jean d’Acre, quartier juif, 1078. Avner, qui a quatorze ans, pêche avec son père. À l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. Il ne s’agit pas d’un portrait mais d’un objet sacré, lui dit le supérieur du monastère. On ne peint pas une icône, on l’écrit, et on ne peut le faire qu’en ayant une foi profonde. Avner n’aura de cesse de pouvoir écrire. Et tant pis s’il n’a pas la foi, il fait comme si, acquiert les techniques, apprend les textes sacrés, se fait baptiser, quitte les siens. Mansour, un marchand ambulant musulman, le prend sous son aile. C’est l’occasion d’un merveilleux voyage initiatique jusqu’au monastère de Mar Saba, en plein désert de Judée, via Nazareth, Césarée Jérusalem et Bethlehem. Refusant de s’astreindre aux canons rigides de l’Eglise qui obligent à ne représenter que Dieu et les saints, il ose reproduire des visages de gens de la vie ordinaire, cherchant dans chaque être sa part de divin, sa beauté. C’est un triomphe, c’est un scandale. Se prend-il pour un prophète ? Il est chassé, son œuvre est brûlée. Quel sera le destin final d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ?

Metin Arditi est né en 1945 à Ankara, dans une famille modeste, issue d’une lignée de Juifs séfarades expulsés d’Espagne au 15ème siècle, qui trouvèrent asile en Turquie ottomane. Il a écrit de nombreux livres dont Mon père sur mes épaules (autobiographie, 2017) ou Rachel et les siens (2020, notre lettre du 24 octobre 2020).

Grasset, 2021, 294 p.

Les hommes en trop : la malédiction des chrétiens d’Orient, par Jean-François Colosimo

Le christianisme va-t-il mourir sur les lieux qui l’ont vu naître ? Les chrétiens d’Orient sont-ils condamnés à disparaître ? Les images de leur tragédie nous émeuvent, mais que savons-nous vraiment d’eux ? D’Istanbul au Caire, en passant par Bagdad, Beyrouth, Damas, Jérusalem et l’Arménie, l’Iran, ce livre raconte leur passé glorieux pour expliquer leur terrible présent. Comment ont vécu hier et survivent aujourd’hui ces passeurs des premières civilisations de l’écriture, du monde de la Bible, de l’avènement de l’Église, de l’apparition du Coran et du conflit millénaire entre l’Occident et l’Islam. Et pourquoi, à l’heure du choc entre les empires et les fanatismes, ces médiateurs sont les sacrifiés de la mondialisation. Irak, Syrie, Égypte, Israël, Palestine, Liban, Jordanie, Turquie, Arménie, ce voyage spirituel et humain à travers vingt siècles d’histoire montre que notre abandon des chrétiens d’Orient signerait notre suicide moral.


Originaire de Calabre, Jean-François Colosimo est enseignant, éditeur, essayiste, a écrit de nombreux livres sur les mutations contemporaines du religieux et du politique, dont Aveuglements, religions, guerres, civilisations (2018), La religion française (2019) ou Le sabre et le turban, jusqu’où ira la Turquie (2020).

Fayard, 2014, 312 p.

Ma génération va changer le monde, par Floria Ghebali

La mouvance est partout. Si la génération Y est celle de la quête de sens, la génération Z est celle du passage à l’action. Manifestations, ¬boycotts d’industries, transformation des modes de vie, la radicalité est le mot d’ordre. Le risque, c’est la rupture, une fracture si profonde que nous n’arriverions plus à faire société, et cette tendance se confirme à chaque crise.
Dans cet essai vivifiant, Flora Ghebali dresse le portrait d’une jeune génération engagée sur des valeurs, dynamique et «faiseuse», mais en dehors des cadres fixés par ses aînés. Et si l’État en charge du régalien et la société civile en charge de tout le reste, c’était cela, le contrat social du xxieme siècle ?

Fille de Daniela Lumbroso, Flora Ghebali, entrepreneure militante, cumule expériences associatives, politiques et au sein de l’économie sociale et solidaire. En 2019, elle fonde Coalitions, une agence d’innovation écologique et sociale qui accompagne les acteurs économiques dans leurs parcours de transition.

Editions de l’Aube, 2021, 216 p.

Nostradamus, par Mireille Huchon

Qui est Michel de Nostredame (1503-1566), réinventé en « Nostradamus », le devin-astrologue provençal, objet d’idolâtrie ou d’exécration ? Cette biographie passe au crible la masse des écrits et des dires attachés à ce personnage énigmatique. À la faveur de documents récemment exhumés, elle révèle ses traits inédits, en restituant ses passions, ses emportements, ses croyances religieuses et son savoir éclectique, au confluent du platonisme, de l’occultisme, du judaïsme, du christianisme et de l’alchimie. Elle revient sur ses curieuses entrevues avec Henri II, Charles IX et Catherine de Médicis, magnifiées ensuite pour la postérité. Elle suit ses tribulations d’apothicaire, à la recherche de recettes secrètes et de philtres magiques. Elle évoque le médecin dans son combat contre la peste comme dans ses relations complexes avec les tenants de la médecine officielle et les astrologues patentés. Elle raconte ses succès et ses déboires d’interprète des astres et des prodiges, avec ses almanachs et pronostications aux tirages faramineux, et avec son commerce d’horoscopes recherché à travers l’Europe. Autant de prédictions qui inquiétaient dans une époque de grandes violences.

Mireille Huchon, professeur à la Sorbonne, est notamment l’auteur de la biographie de Rabelais (2011) et l’éditeur des oeuvres complètes de Rabelais dans la Pléiade

Gallimard, 2021, 364 p.

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Votre cotisation ne vous coûte qu’un tiers après impôt. 

Si vous ne pouvez pas vous résoudre à abandonner le passé, alors vous devez le recréer.

Louise Bourgeois

Vous êtes Membre actif avec 50 €. Vous pouvez aussi être Donateur (100 €) ; Bienfaiteur (300 €) ; Mécène (1000 €) ; Fondateur (10.000 €) ; Parrain (50.000 €), membre du Cercle Maïmonide (à partir de 100.000 €).

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Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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