L’association MORIAL (Mémoire et traditions des juifs d’Algérie) organise un évènement au centre Rachi en partenariat avec le département culturel du Fonds social (FSJU) et le magazine L’Arche, à l’occasion de la commémoration des 150 ans de la promulgation du décret Crémieux (23 Octobre 1870).

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Evénements en cours ou à venir

  • L’aimée de tous, le 24 octobre

Le spectacle musical original L’Aimée de Tous – Habîbat El Kol, rend hommage aux artistes qui ont marqué la Tunisie des années 20 et donne l’occasion de revenir sur le parcours musical d’une jeune chanteuse, actrice et danseuse, au tempérament flamboyant et aux talents multiformes qui deviendra la charismatique et audacieuse Habiba Msika. Distribution : Michel Suissa : oud, Nicolas Derolin: percussions, Lise Belperron : accordéon, Yaël Morciano : chant. A l’atelier Coriandre à 20 h 30   Cliquez ici pour réserver.

  • Lettres à Camondo, par Edmund de Waal, jusqu’au 15 mai
Petrichor, installation par Edmund de Waal

L’écrivain et céramiste britannique Edmund de Waal est l’invité du Musée Nissim de Camondo du 7 octobre 2021 au 15 mai 2022 pour une carte blanche, une première dans ce lieu singulier et mémorial. En écho à son nouveau livre Lettres à Camondo  (notre lettre du 14 mai), dans lequel l’auteur retrace avec sensibilité la tragédie de la famille de Camondo, cette exposition est une autre manière pour Edmund de Waal de revisiter une maison de famille au destin tragique, qui résonne singulièrement avec celle de sa famille Viennoise en 1938. Elle porte la marque de sa passion pour la littérature et témoigne de son obsession de toujours pour la porcelaine.

Musée Nissim de Camondo, 63 rue de Monceau, jusqu’au 15 mai

  • Soirée musicale Gustav Mahler, le 4 novembre

Organisée par LE B’NAÏ B’RITH France, LA COMMISSION NATIONALE CULTURE ET LA LOGE BIALIK, cette soirée se tiendra dans la Grande salle de la Mairie du 17è arrondissement de Paris, le jeudi 4 novembre 2021, de 19 h à 22 heures. Contactez Claire Rubinstein Présidente de la Commission Culture du B’nai B’rith France pour plus de détails.

  • Festival Sefarad de Montréal, du 6 au 21 novembre

Pendant plus de deux semaines, ce festival présente des artistes, des humoristes, des chanteurs, des écrivains, des philosophes et des entrepreneurs. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Journée des réfugiés juifs du monde arabe, le 28 novembre

Amussef organise une journée de commémoration de l’exil des juifs des pays arabes, dimanche 28 novembre de 14 h à 19 h, dans la Mairie de Paris Centre, rue Eugène Spueller. Ariel Weil, maire de Paris Centre, ouvrira les débats. Suivront 3 tables rondes portant respectivement sur l’exil des juifs de la Péninsule ibérique, d’Afrique du Nord et de Méditerranée orientale.

Cliquez ici pour vous inscrire.

  • Histoire de la présence juive dans le Rif : de l’antiquité à l’époque contemporaine, le 13 novembre à Bruxelles

La présence des Juifs en Afrique du Nord a toujours fait débat parmi les historiens. Les premiers établissements de la communauté juive dans la région sont attestés dès le IIIe siècle av. J.-C. Cette apparition répond, dans son ensemble, à des vagues d’immigrations, persécutions et expulsions. Une fois établie, cette population a joué des rôles importants dans l’histoire de l’Afrique du Nord à plusieurs niveaux : politique, intellectuel, économique, culturel, etc. Dans ce cadre, la Maison du Rif asbl et l’Espace Magh ont le plaisir d’inviter Nicole Serfaty, Docteur en langues et civilisations juives en terre d’Islam, et Raphaël Serfaty, chirurgien-dentiste et collectionneur de bijoux rifains. Le 13 novembre à 20 h 15. Cliquez ici pour vous inscrire.

Lectures de rentrée

  • Les raisons du cœur, par Jean-Paul Enthoven

Par quelle alchimie une peine de cœur peut-elle se transformer en accident cardiaque  ? Que se passe-t-il secrètement dans un cœur ardent et vivant qui, d’un coup, se brise  ? Tel est le mystère que tente d’éclaircir ce récit véridique, drolatique et fantasmagorique. On y croise des balles de tennis et le chat de Schrödinger, des femmes fatales et un héros virgilien, une Thunderbird rutilante et des effluves d’outremer, Françoise Sagan et Michel Berger, des amitiés salvatrices, quelques doses de morphine et des souvenirs embrouillés de rêves. Une saison en enfer ? Un aller-retour dans le néant ? Certainement pas. Voici plutôt la confession d’un homme allégé, réconcilié, détaché, libéré, qui choisit d’en finir avec sa part de comédie.  Et de se raconter, soudain, à cœur ouvert.

Né à Mascara en 1949, Jean-Paul Enthoven a une licence en histoire, le diplôme de l’Institut d’études politiques et un DES de droit public et de sciences politiques. Il a écrit de nombreux romans et essais. Il a 3 enfants dont Raphaël, avec lequel il a écrit le Dictionnaire amoureux de Proust (2013).

Grasset, 2021, 208 p.

  • Une éclipse, par Raphaël Haroche

Avec une grande finesse et un sens de l’absurde comme du tragique, Raphaël Haroche a l’art d’explorer l’âme humaine dans ses minuscules défauts. Qu’il s’agisse d’un couple qui se défait, d’un enfant à qui on a volé l’insouciance, d’un joueur de tennis ayant abdiqué ses ambitions de jeunesse ou d’une femme invisible aux yeux de la société, tous ses personnages semblent impuissants face aux dégâts du quotidien et du temps qui va. Mais les thèmes les plus graves vont de pair avec une célébration de la nature, du bonheur fugitif de vivre et d’une tendresse cachée parfois là où on ne l’attendait pas.

Né en 1975 à Paris dans une famille d’origine marocaine, Raphaël Haroche est un auteur-compositeur-interprète, musicien, sous le nom de Raphaël. Il est aussi réalisateur, acteur et écrivain. Avant Une éclipse, il a écrit Retourner à la mer, Goncourt de la nouvelle en 2017. Il est le neveu de Serge Haroche, prix Nobel de physique (2012).

Gallimard, 2021, 192 p

  • Sur les traces des juifs de Grèce, par Anastasio Karababas

La plus vieille communauté juive d’Europe est présente sur le territoire grec depuis la période d’Alexandre le Grand. A travers les siècles, elle va tenter de s’intégrer et de s’adapter aux nombreux envahisseurs : Romains, Byzantins, Vénitiens, Ottomans, Français, Anglais, Italiens ou Allemands. Les Romaniotes, nom donné aux premiers Juifs de Grèce, les Ashkénazes d’Europe de l’Est qui fuient les massacres perpétrés par les croisés entre le XIème et le XIIIème siècle, ainsi que les Séfarades de la péninsule ibérique chassés par Isabelle la Catholique, vont former un judaïsme grec pluriel et dynamique. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, environ 75.000 Juifs vivent en Grèce, dont 54.000 à Thessalonique, surnommée la « Jérusalem des Balkans ».

Anastasio KARABABAS est enseignant à l’Alliance Israélite Universelle, guide-conférencier au Mémorial de la Shoah de Paris et auteur de «La Shoah. L’obsession de l’antisémitisme depuis le XIXe siècle » (Bréal, 2017).

Etudes du Crif, n° 51,  2019. Disponible sur https://www.mededition.fr/ et sur http://www.crif.org/fr/etudesducrif. A propos de Salonique, voir aussi notre lettre du 7 novembre 2020

  • Chevreuse, par Patrick Modiano

 Pour la première fois depuis quinze ans, le nom de cette femme lui occupait l’esprit, et ce nom entraînerait à sa suite, certainement, le souvenir d’autres personnes qu’il avait vues autour d’elle, dans la maison de la rue du Docteur-Kurzenne. Jusque-là, sa mémoire concernant ces personnes avait traversé une longue période d’hibernation, mais voilà, c’était fini, les fantômes ne craignaient pas de réapparaître au grand jour. Qui sait ? Dans les années suivantes, ils se rappelleraient encore à son bon souvenir, à la manière des maîtres chanteurs. Et, ne pouvant revivre le passé pour le corriger, le meilleur moyen de les rendre définitivement inoffensifs et de les tenir à distance, ce serait de les métamorphoser en personnages de roman. 

Patrick Modiano est né en 1945 à Boulogne. Son grand-père était un juif d’Alexandrie, né à Salonique, installé en France en 1903. Chevreuse est son trentième livre. Il a eu le prix Nobel de littérature en 2014 pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation ».

Gallimard, 2021, 176 p.

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Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

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 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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