(c) William Beaucardet JDD

Créé en 2002 par les Amis français de l’Université Hébraïque de Jérusalem (UHJ), le Prix Scopus sera attribué le 27 mars au célèbre duo Olivier Nakache-Eric Toledano, auxquels on doit des films culte comme Intouchables, le Sens de la fête ou Hors normes et la série En thérapie, adaptée de la série israélienne Betipoul, dont la saison 2 démarre sur Arte le 7 avril.

Depuis sa création en 2002, le prix Scopus a été décerné à Lily Safra, Roman Polanski, Maurice Lévy, Eric de Rothschild, Bernard-Henri Lévy, Simone Veil, Robert Badinter, Beate et Serge Klarsfeld, Charles Aznavour, Philippe Labro, Jean d’Ormesson, Patrick Drahi, Haïm Korsia, Thierry Marx, Carlos Ghosn et Gérard Garouste. Cliquez ici pour plus de détails sur le gala du 27 mars.

Evénements récents

  • Kamino Sefarad, sur RCJ le 10 mars

KAMINO SEFARAD est une émission de l’association VIDAS LARGAS, animée par DORA KOKEN, NICOLE POLGE, GILBERT SAGUES, MARCEL HASDAY. Notre émission aborde plusieurs thèmes, actualités, poèmes, recettes de cuisine et chansons judéo-espagnoles, évocations historiques. Cliquez ici pour écouter l’émission du 10 Mars sur RCJ.

Evénements en cours ou à venir

  • La généalogie des juifs de Tunisie par Hervé Kabla au CFJT le 13 mars à 18 h 30

Hervé Kabla nous dit : « Alors que l’arbre des juifs de Tunisie que j’ai débuté il y a quelques années ne cesse de s’accroître, pour bientôt atteindre 88.000 individus, une nouvelle initiative vient de donner une nouvelle impulsion au travail de recherche sur la généalogie des juifs tunisiens. David Gamrasni, qui a monté un arbre spécialisé sur les familles de Sfax, a en effet lancé un groupe Facebook dédié à l’ensemble des familles juives de Tunisie. »

Conférence le 13 mars à 18 h 30 en présentiel et en zoom. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire, à l’IMA jusqu’au 13 mars

La magnifique exposition Juifs d’Orient, Une histoire plurimillénaire, se termine le 13 mars. Voir notre lettre du 8 décembre

  • C’était la guerre d’Algérie, sur FR2 les 14 et 15 mars à 21 h

À l’occasion du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, France 2, en partenariat avec France Inter, propose 2 soirées spéciales autour de la série documentaire événement de Georges-Marc Benamou, écrite avec Benjamin Stora.

  • Juifs d’Algérie en romans, au MahJ le 15 mars à 19 h 30

Le MahJ organise le 15 mars à 19 h 30 une rencontre avec Rebecca Benhamou, Hélène Cohen et Alice Kaplan, animée par Pierre Benetti, à l’occasion de la parution de leurs ouvrages Les habitués du temps suspenduLe silence et le bruit et Maison Atlas (voir plus bas). Cliquez ici pour plus de détails.

  • Exilonde à l’atelier Coriandre, le 19 mars

Le 19 mars à 20h30 à l’Atelier Coriandre, 86 rue Gaston Lauriau à Montreuil, ExilOndE présente la trajectoire émotionnelle vécue par de nombreux chanteurs depuis leur départ d’Algérie en 1962 : 60 ans de mémoire en musique, avec  Yaël Morciano: Chant, Emmeline Planche: Violoncelle, Thibault Walter: Piano, Tony Giannotta: Percussions
Cliquez ici pour réserver.

  • La Suisse et les accords d’Evian, d’une rive à l’autre, 60 ans après, les 19 et 20 mars à Lausanne et Genève

En collaboration avec le Global Studies Institute (GSI) de l’Université de Genève (UNIGE), et l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de l’Université de Lausanne, l’association Djelbana (petit pois en arabe) organise un colloque les 19-20 mars 2022 à Lausanne et à Genève sur le thème la Suisse et les accords d’Evian : d’une rive à l’autre, 60 ans après. Notre ami Didier Nébot en est un des orateurs. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Marcel Proust. Du côté de la mère, au Mahj du 14 avril au 28 août

Complétant l’exposition sur le Paris de Marcel Proust au musée Carnavalet, cette exposition présente Proust à travers le prisme de sa judéité. Organisée à l’occasion du centenaire de sa mort, elle met en avant un axe important de la construction de sa personnalité et de son œuvre. Peintures, dessins, gravures, ouvrages permettent de découvrir ce sujet inédit, à travers des thèmes touchant aux liens familiaux et aux « mondes » de Proust, ainsi qu’à ses engagements. Cliquez ici pour plus de détails.

Nouvelles lectures

  • Pour une école de la résistance, par Alain Bentolila

Souhaitant que nul ne sorte de l’école crédule et vulnérable, l’auteur dédicace son dernier livre à Bilal, « petit-fils qui porte mes espoirs d’un monde de diversité et de tolérance » et ajoute : « À quoi bon se battre pour tenter de laisser à ceux qui arrivent une planète vivable si leurs esprits, privés de mémoire, incapables de questionnement et sans désir d’élévation, étaient condamnés à errer dans un désert culturel et spirituel, à la merci du premier mot d’ordre, trompés par le moindre mirage, impressionnés par l’image la plus dérisoire ? ».

Alain Bentolila est professeur de linguistique à l’Université de Paris. Ses recherches l’ont conduit de la description des langues de tradition orale à l’analyse de l’apprentissage du langage et de la lecture. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Verbe contre la barbarie, Parle à ceux que tu n’aimes pas ou encore Tout sur l’école et Nous ne sommes pas des bonobos (notre lettre du 14 mai 2021).

Odile Jacob, 2022, 189 p.

  • Le procès de la chair, par David Haziza

Sous-titré essai contre les nouveaux puritains, ce livre regrette que, 50 ans après la Révolution sexuelle, soit venu le temps de la cancel culture, du politiquement correct et du nouveau puritanisme. David Haziza se demande où en est la liberté, et le sexe, chaque jour condamné et dénonce ce véritable procès fait à la chair, mouvement qui transcende les idéologies et privilégie le neutre sous toutes ses formes. Appelant à la rescousse des personnalités aussi variées que Botticelli, Rabelais, René Char ou Romain Gary, il renvoie dos à dos les bonnes âmes de droite et de gauche.

David Haziza est normalien et doctorant en littérature française à Columbia (New York). Il collabore régulièrement à La Règle du Jeu et à Tenou’a. Il a publié Talisman sur ton cœur (2017), une exégèse du cantique des cantiques.

Grasset, 2022, 256 p.

  • Maison Atlas, par Alice Kaplan

Au début des années 1990, Emily quitte le Minnesota pour s’installer à Bordeaux. Sur les bancs de l’université, elle rencontre Daniel Atlas, un Juif algérien dont elle tombe amoureuse. Il n’est encore qu’un jeune dandy lorsque la guerre civile déchire son pays, l’obligeant à quitter Emily et la France. De retour à El Biar, le quartier de son enfance, Daniel retrouve ses parents isolés et menacés. Cette illustre famille de commerçants, qui a connu l’Algérie colonisée puis indépendante, a choisi de rester sur cette terre envers et contre tout. Bien des années plus tard, Becca, une jeune Américaine, fera elle aussi le voyage jusqu’à Alger pour mieux comprendre leur lignée.

Alice Kaplan est écrivaine et spécialiste d’Albert Camus. Elle participe au débat du 15 mars au Mahj sur les juifs d’Algérie en roman (cf supra)

Traduction française par Patrick Hersant. Ed. Le bruit du Monde, 2022, 256 p.

  • Les 60 ans des accords d’Evian, par Didier Nébot

A l’occasion des 60 ans des accords d’Evian, Didier Nébot participe à 2 livres collectifs sur l’Algérie :

60 ans après les accords d’Evian, regards croisés sur une mémoire plurielle, écrit sous la direction de Sarah Dekkiche et Hasni Abidi, par13 auteurs dont Didier est le seul à représenter la communauté juive d’Algérie avec un chapitre intitulé mémoire juive en Algérie. Editions Erick Bonnier, 8 mars 2022 ;

Mémoires en miroir (éd. Hermann, 262 p) sous la direction de Nazim Benhabib, avec des auteurs franco-algériens et français dont le grand Rabbin de France. La contribution de Didier Nébot est intitulée 2000 ans d’histoire juive en Algérie. Curieusement, ce livre sort en Algérie sous le titre Je suis vêtue de peau fraternelle (éd. Frantz Fanon). C’est la première fois depuis bien longtemps qu’un livre sur les juifs d’Algérie écrit par un juif originaire d’Algérie, sortira à Alger.

Didier Nébot est médecin et historien. Président d’honneur de MORIAL et vice-président de l’INSSEF, il a participé à la réunion du 26 janvier à l’Elysée. Voir notre lettre du 11 février.

  • Le fils de la maitresse, par Serge Toubiana

Evocation des jours heureux, cet autoportrait est aussi un éloge de la transmission. L’auteur nous dit :  » Je me suis rendu compte que j’avais choisi le même métier que ma mère : en transmettant mon amour du cinéma, je me sens tel un instituteur du cinéma. Transmettre et partager, c’est aimer. « 

Né en 1949 à Sousse, Serge Toubiana est journaliste et critique de cinéma. Il est président d’Unifrance depuis 2017 après avoir été directeur de la Cinémathèque (2013-16). Sa mère était institutrice et son père horloger. Tous deux étaient des communistes engagés.

Ed. Ariéa, 2022, 200p.

Bonnes lectures !

Hubert Lévy-Lambert, Président fondateur d’Amussef

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