La cérémonie nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et d’hommage aux Justes de France, commémorant la Rafle du Vel d’Hiv, a eu lieu le 17 juillet, en présence d’Elisabeth Borne, Première ministre.

Philippe Labro, fils de Justes parmi les Nations, y a prononcé un émouvant discours. Cliquez ici pour en lire l’intégralité.

Né en 1936 à Montauban, Philippe Labro a écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages dont Le petit garçon (voir plus bas).

Evénements récents

  • Vous avez dit apartheid ?!
La résolution de la honte…

Deux décennies après l’infâme conférence de Durban, comparant le sionisme au racisme, 38 députés de gauche ont préparé une résolution condamnant un soi-disant apartheid en Israël. Yves Azeroual leur recommande de méditer cette pensée de Vladimir Jankélévitch (L’imprescriptible, 1) : « L’antisionisme est une incroyable aubaine, car il nous donne la permission -et même le droit, et même le devoir- d’être antisémite au nom de la démocratie ! L’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d’être démocratiquement antisémite... »

  • Cliquez ici pour lire la réplique de Gilles-William Goldnadel contre l’antisionisme maladif de la gauche extrême (FigaroVox du 25 juillet)

–        Cliquez ici pour lire l’interview de Pierre-André Taguieff dans le Figaro du 27 juillet : « Accuser Israël d’apartheid relève de la propagande islamo-gauchiste »

–        Cliquez ici pour soutenir la pétition proposée par Yves Azeroual à l’attention des députés qui s’apprêtent à soumettre ce texte infâme au vote de l’Assemblée Nationale.

Evénements en cours ou à venir

  • N’oublions pas ! Lest we forget ! sur les grilles du jardin du Luxembourg, jusqu’au 7 août

Cette exposition de 42 photos de Luigi Toscano, artiste pour la paix de l’Unesco, organisée par le Crif avec l’appui du Sénat, pour marquer le 80ème anniversaire de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ de juillet 1942, se termine bientôt. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Ducobu président, avec Elie Semoun et Arie Abittan
Elie Semoun dans Ducobu Président

Dans ce quatrième volet de la série de BD belge créée par Godi et Zidrou, réalisé par Elie Semoun, qui joue le rôle du professeur Latouche, c’est la rentrée des classes à Saint-Potache. Quelqu’un propose d’élire un président des élèves. Cela crée beaucoup d’enthousiasme chez presque tout le monde, surtout chez Léonie et Ducobu, qui décident de se présenter…

En salles depuis le 13 juillet.

  • Marcel Proust. Du côté de la mère, au Mahj jusqu’au 28 août

Cette magnifique exposition, dont Antoine Compagnon, polytechnicien et académicien, auteur de Proust du côté juif, est conseiller scientifique, présente Proust à travers le prisme de sa judéité, héritée de sa mère née Jeanne Weil, petite-nièce du sénateur Adolphe Crémieux. Elle met en avant un axe important de la construction de sa personnalité et de son œuvre. Peintures, dessins, gravures, ouvrages permettent de découvrir ce sujet inédit, à travers des thèmes touchant aux liens familiaux et aux mondes de Proust, ainsi qu’à ses engagements, notamment en faveur de Dreyfus. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Voyage au Maroc avec le Keren Hayesod du 14 au 18 septembre

Le Keren Hayessod organise un voyage exceptionnel au Maroc du 14 au 18 septembre à la découverte du judaïsme marocain, de Rabat et des merveilleux sites de Fès et Meknes.

Plus d’infos et inscription à Sophie Barr par mail ou par téléphone au 06 74 27 60 35.

  • L’histoire séfarade de Singapour, avec Manasseh Meyer
dessin d’Einstein- Sg Bicentennial Youtube

Né à Bagdad et élevé à Calcutta, Manasseh Meyer s’installe à Singapour à l’âge de quinze ans. Il deviendra un homme d’affaires, philanthrope et le leader reconnu de la communauté juive Baghdadi de Singapour. Sioniste engagé, Meyer a même accueilli Albert Einstein en 1922 alors que le célèbre scientifique voyageait à travers l’Asie pour collecter des fonds pour l’Université hébraïque de Jérusalem.

Cliquez ici pour voir le petit film qui lui rend hommage.

Nouvelles lectures

  • Le silence et le bruit, par Hélène Cohen

Dans ce livre émouvant, sous-titré Algérie 1962, l’année où ma famille a disparu, Hélène Cohen raconte une tragédie familiale dont elle ignorait l’existence et qu’elle n’a découverte qu’à la mort de son père, dernier maillon de la chaîne la rattachant à cette famille disparue. Une enquête poignante au cœur d’un déni familial qui fait écho à l’un des épisodes les moins connus de la guerre d’Algérie : l’assassinat et la disparition de plusieurs centaines d’Européens au moment de l’indépendance de l’Algérie.

Stock, 2022, 256 p.

  • Biden au Moyen-Orient, par David Bensoussan

Le fait que l’Iran se rapproche dangereusement de la fabrication de l’arme nucléaire plane dans l’esprit d’Israël et des états sunnites de la région, d’autant plus que les États-Unis (ÉU) cherchent à y réduire leur présence militaire. Aussi a-t-on parlé de plus en plus d’une OTAN moyen-orientale intégrant les pays du Golfe et Israël…

Cliquez ici pour lire l’article in extenso.

Né en 1947 à Essaouira, ancien président de la Communauté séfarade unifiée du Québec, docteur en électronique de McGill, David Bensoussan a écrit de nombreux ouvrages scientifiques et plusieurs romans historiques dont La rosace du roi Salomon (notre lettre du 23 juillet 2021).

  • Le petit garçon par Philippe Labro

Ce livre, dont un film éponyme a été tiré en 1995, raconte l’enfance de l’auteur à La Villa, en banlieue de Montauban, qui ressemble, avec son immense jardin, à un paradis où rien ne peut arriver. C’est bien ce qu’avait voulu Jean-François Labro, le père de Philippe, un homme juste et sage. Voyant approcher la guerre, il avait quitté Paris pour mettre sa jeune femme Henriette et leurs quatre enfants à l’abri. Mais quand déferlent les années quarante, le malheur atteint les univers les plus protégés. Bientôt, la Villa se peuplera d’étranges jardiniers et cuisinières. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants traqués, en danger de mort. Puis les Allemands vont arriver et un officier SS de la division Das Reich réquisitionne le premier étage de leur maison mais ils continuent à accueillir des juifs.

Le Mémorial Yad Vachem a donné à Jean-François et Henriette la distinction de Justes parmi les Nations en 2000.

Gallimard, 1988, 312 p.

  • La grande rafle du Vel d’Hiv, par Claude Lévy et Paul Tilliard, préface de Joseph Kessel
La seule photo de la Rafle..

Le 16 juillet 1942, à l’aube, débute à Paris une vaste opération policière, baptisée « Vent printanier ». Voulue par les Allemands mais réalisée par des Français, elle mobilise près de 9 000 policiers et gendarmes français. Ce jour-là et le lendemain, 12 884 juifs sont arrêtés, dont 4 051 enfants. Tandis que les célibataires et les couples sans enfants sont directement conduits au camp d’internement de Drancy, les familles, soit plus de 7 000 personnes, sont détenues au Vélodrome d’Hiver. Elles y demeurent plusieurs jours, dans des conditions épouvantables : entassées sur les gradins, dans une chaleur insupportable, presque sans eau, ni vivres. Jusqu’à leur internement à Beaune-la-Rolande et à Pithiviers, où un Mémorial vient d’être inauguré par Emmanuel Macron dans l’ancienne gare, puis leur déportation sans retour vers les camps de concentration d’Allemagne et de Pologne.

Né en 1925, Claude Lévy rejoint la Résistance en 1942. Arrêté en décembre 1943, livré aux Allemands par les autorités de Vichy, il est déporté en juillet 1944. Il s’évade fin août et rejoint le maquis. Après la guerre, il travaille à l’Institut du radium (CNRS) avant de créer les laboratoires LCL.

Né en 1914, Paul Tillard était journaliste et écrivain. Il a été, comme Claude Lévy, résistant et déporté. Une partie de son œuvre témoigne de cette expérience. Il est mort en 1966, juste après la publication de son livre.

Tallandier, 1966, nouvelle édition 2020, 304 p.

Courrier des lecteurs

  • Superbe newsletter. GLL
La fausse photo. Mea culpa
  • Horreur ! Cette photo est celle des collaborateurs du régime de Vichy enfermés à leur tour au Vel’ d’Hiv’. En instance de jugement, ils peuvent s’entretenir avec leurs familles. On y voit des femmes sur les gradins et dans les cabines ; pas d’enfants ; les hommes sont entassés à gauche. La seule photo concernant la rafle du 16 juillet 1942 est celle qu’a reprise Klarsfeld, montrant une file d’autobus à la porte d’entrée. Alain Pierret, ancien ambassadeur de France en Israël
  • Mea Culpa. J’ai remplacé dès la deuxième édition la photo incriminée par celle figurant en couverture du livre de Claude Lévy et Paul Tillard (voir ci-dessus). HLL

Bon été et bonnes lectures !

Hubert Lévy-Lambert, Président fondateur d’Amussef

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