L’assemblée générale d’Amussef qui s’est tenue le 30 juin a approuvé le rapport moral et le rapport financier et a nommé un nouveau bureau soudé et motivé qui a confirmé l’objectif de créer un musée qui s’inscrira dans l’histoire contemporaine et dans celle du peuple juif et d’Israël : Hubert Lévy-Lambert reste président ; Pierre Aziza, Bernard Bismuth et Laurent Sabbah sont vice-présidents ; David Soussan, trésorier : Hervé Kabla, webmestre : Nicole Cohen-Addad, Eddy Lévy, Michel Lévy, membres ; Stéphane Benayoun, secrétaire général.

Stéphane Benayoun est expert-comptable et commissaire aux comptes, administrateur de l’ACEFI et d’ORT France et chevalier de l’ordre national du Mérite.

Retrouvez son interview sur notre chaine youtube.

Pour verser votre contribution à Amussef, cliquez ici.

  • Where is the outrage ? Qui s’indigne ? par David Harris

De nombreux organismes dans le monde passent leur temps à vilipender et à isoler Israël, la seule nation à majorité juive au monde.

Qui s’indigne ?

Sur les 193 États membres de l’ONU, un seul, Israël, est la cible d’un autre, l’Iran, qui veut l’anéantir. Comme si de rien n’était, de nombreux pays mènent une politique honteuse de relations avec le régime iranien.

Qui s’indigne ?

Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, une seule nation est considérée comme violant les droits de l’homme à un degré tel qu’elle mérite un point distinct et permanent de l’ordre du jour. Pas la Chine. Pas Cuba. Pas l’Iran. Pas la Russie. Pas la Syrie. Seulement Israël, la seule démocratie libérale du Moyen-Orient.

Qui s’indigne ?

Chaque pays sauf un a le droit de désigner sa propre capitale. Seul Israël se voit refuser ce droit par une majorité d’États, alors même que les principales agences gouvernementales sont situées à Jérusalem et que toutes les réunions officielles s’y déroulent.

Qui s’indigne ?

…  …

Voir le texte intégral sur le blog du Times of Israel (en anglais).

David Harris dirige l’American Jewish Committee (AJC) depuis 1990. Nous avons publié sa profession de foi : Je suis un juif oublié dans notre lettre du 26 juin.

Evènements en cours ou à venir

  • Réunion de l’association France-Algérie le 4 juillet à 20h30

Réunion organisée sur zoom au sujet du livre de Nicole Cohen-Addad, Aïssa Kadri , Tramor Quemeneur sur le 8 novembre 1942, résistance et débarquement allié en Afrique du Nord (notre lettre du 5 juin). Cliquez ici pour participer.

  • Commémoration des exils le 28 novembre

Notre journée de commémoration de l’exil des juifs des pays arabes aura lieu dimanche 28 novembre, en principe en présentiel dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris Centre (ancienne mairie du 3ème).

Nouvelles lectures

  • Séfarades, le roman d’une intégration, par Alexandre Arcady, Raphaël Elmaleh, Serge Moati…

Actualité Juive consacre son dossier « à la une » cette semaine à l’arrivée des Juifs d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc) dans les années 60 et à leur intégration en Métropole, principalement dans la banlieue parisienne. Une intégration réussie, avant de connaitre malheureusement dans les dernières années des heures plus sombres et de nouveaux départs …

Actualité Juive,1er juillet 2021, pp 6-11. Accueil – Actualité Juive (actualitejuive.com)

  • Marranes, crypto-juifs et tribus perdues, par Pierre Mamou

Pierre Mamou retrace le parcours des juifs marranes en passant au crible le véritable exil des juifs marranes depuis les émeutes antijuives de 1391 en Espagne où ils se réfugièrent essentiellement en Afrique du Nord, jusqu’au décret de l’Alhambra du 31 mars 1492 initié par Isabelle la Catholique et Ferdinand de Castille, qui laissaient aux juifs d’Espagne qui y vivaient depuis quinze siècles quatre mois pour se convertir ou s’exiler.

Pierre Mamou est directeur de l’Institut Européen d’études et de recherches marranes. Il est, depuis son plus jeune âge, fasciné par l’histoire des Marranes. Sa grand-mère maternelle Juive Portugaise Italienne qui l’a élevé, elle-même descendante d’Abraham Zacuto, astronome de Christophe Colomb, lui a transmis le désir de s’intéresser à l’histoire de ces juifs convertis de force et revenus progressivement à un judaïsme authentique.

Voir article dans Tribune juive du 26 juin 2021

Editeur Institut de recherches marranes, 2020, 121 p.

  • Autobiographie, l’histoire de ma collection, de Zede Schulmann

Dans son autobiographie, Zédé Schulmann explique que Mordekhaï Narliss, directeur du Musée Bezalel de Jérusalem, lui avait confié pour mission « la recherche et la documentation de la culture matérielle et du folklore juif du Maroc » tout en insistant sur le caractère important et urgent de sa requête. Il témoigne dans son livre de son action comme d’une tâche nécessaire qu’il est fier d’avoir accomplie mais dont il n’entend tirer aucune gloire car, avoue-t-il modestement, « si je n’avais pas fait ce travail à cette époque, il aurait été impossible de le faire ». Il a sans aucun doute contribué à faire connaître le judaïsme marocain et à le préserver d’un oubli préjudiciable : Il ne fut pas un collectionneur ordinaire animé du seul désir de débusquer et de posséder des objets rares et précieux.

Né en 1890 à Haïfa, mort en 1981 au Maroc, Zédé Schulmann part très jeune en France puis s’installe au Maroc en 1913 où il devient marchand de meubles avec le Palais du Mobilier. Il commence à collectionner des objets européens vers 1945 puis se tourne vers les objets marocains vers 1949 sur la       suggestion du conservateur du musée Bezalel. Il lui offre en 1962 sa collection constituée de plus de 1500 objets (bijoux, vêtements, kanoukias, objets religieux, photos, films et même pierres tombales).

Plus de détails sur la collection Schulmann dans cet article du CCJM.

Imprimerie SEG, 1980, 234 p.

  • L’éternité des juifs, par Moshe Sebbag et Armand Laferrère

 Les civilisations naissent, se développent, déclinent et meurent. Le peuple juif, cependant, semble constituer une exception. En plus de trois mille ans d’existence – dont près de vingt siècles en exil –, il a maintenu presque inchangés ses traditions, son mode de vie et les principes

de sa religion. Moshe Sebbag et Armand Laferrère explorent les raisons de cette exception historique. Leur enquête décrit le modèle familial du peuple juif, ses idéaux politiques et sociaux, l’importance donnée à l’étude, la relation du peuple avec sa terre, le système de valeurs morales élaboré à travers les âges. Ils décrivent aussi la relation unique qui unit le peuple avec son Créateur. En parcourant l’Histoire, mais aussi les textes de la Bible et du Talmud, les auteurs trouvent l’explication de la survie du peuple juif dans la vision unique du monde que ce peuple a forgée. Cette vision du monde a accompagné les Juifs à travers leur longue histoire et leur a permis d’échapper à l’extinction.

Né en Israël en 1975, Moshe Sebbag a suivi des études supérieures d’électronique et de génie électrique au Technion de Haïfa, parallèlement à des études religieuses à la Yéchiva Kfar Zvi Sitrin. Instructeur spécialisé dans les radars et les systèmes avioniques, il est ensuite venu en France, où il a suivi les cours du Séminaire de la rue Vauquelin. Avant d’être nommé rabbin de la synagogue de la Victoire en 2009, il a été rabbin de Tours puis d’Avignon.


Armand Laferrère est ancien élève de l’École normale supérieure et de ENA et membre du comité de rédaction de la revue Commentaire.

Odile Jacob, 2021, 256 p.

Une si longue présence : Comment le monde arabe a perdu ses Juifs, 1947-1967, par Nathan Weinstock

Les Juifs qui vivaient dans le monde arabe étaient 900 000 en 1948. Aujourd’hui il n’en reste que 4 500. Il s’agit d’une véritable saignée sur des terres où ils étaient présents bien avant l’apparition de l’islam. Il n’est pas de bon ton aujourd’hui d’évoquer le malheur des minorités qui subissent le joug d’islamistes de plus en plus radicalisés. Dans cet essai rigoureux et documenté, l’auteur retrace le parcours des communautés juives dans chaque état arabe, prises en tenaille entre l’Orient ancré dans ses traditions et l’Occident émancipé. Une trajectoire qui a débouché sur la faillite de notre monde de plus en plus réfractaire à accepter l’autre, et dont on peut craindre de redoutables conséquences sur nos démocraties.

Né à Anvers en 1939, Nathan Weinstock est avocat, criminologue et historien. Membre du Conseil scientifique de l’Institut d’Etudes Juives auprès de l’Université libre de Bruxelles, il a écrit Histoire de chiens, étude sur la dhimmitude dans le conflit israélo-palestinien (2004). Après une scolarité juive orthodoxe, il se tourne vers le trotskisme, devient en 1967 antisioniste et pro-palestinien, appelant au démantèlement d’Israël. Vers les années 1990 il change de cap en prenant conscience du fait que la cause palestinienne n’est qu’un avatar de l’antisémitisme. Plus de détails sur la gazette de Dafina. Voir aussi une analyse approfondie par Lyn Julius (en anglais).

Editions Plon, 2008, 358 p.

CONTRIBUEZ A AMUSSEF !

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Votre cotisation ne vous coûte qu’un tiers après impôt. 

Vous êtes Membre actif avec 50 €. Vous pouvez aussi être Donateur (100 €) ; Bienfaiteur (300 €) ; Mécène (1000 €) ; Fondateur (10.000 €) ; Parrain (50.000 €), membre du Cercle Maïmonide (à partir de 100.000 €).

Pour contribuer à Amussef, le plus simple est d’utiliser Hello Asso

Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

 Instagram Facebook  Twitter LinkedIn Youtube

Categories: Newsletter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *