Alors que le nouvel État juif prenait racine en 1948, environ 850.000 Juifs vivant dans les pays arabes étaient expulsés ou fuyaient leurs foyers. Comment certains d’entre eux ont construit une nouvelle vie en Israël… Plus de détails dans le Jérusalem Post du 22 septembre.

Corvée d’eau d’une vieille Yéménite au camp de transit de Beit Lid en 1949 (crédit TEDDY BRAUNER GPO)

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Evénements en cours ou à venir

  • Exilofon, le 25 septembre à l’atelier Coriandre

Exilofon fait revivre 60 ans d’exil à travers des chansons d’interprètes originaires d’Algérie et réhabilite la trajectoire émotionnelle vécue par près de 140.000 personnes. La formation orchestrale composée de quatre artistes (Yaël Morciano: mise en scène & chant, Emmeline Planche: violoncelle, Thibault Walter: piano, Tony Giannotta: percussions) donne l’occasion de revenir sur l’œuvre de chanteuses et chanteurs juifs originaires d’Algérie. Cliquez ici pour réserver.

  • Autour des séfarades d’Espagne, le 30 septembre à 19 h

De fin septembre à fin décembre, ce sont pas moins de quatre rendez-vous que vous propose Cultures-J, en partenariat avec Aki Estamos (Edith BENGIO), Poussières d’étoiles (audrey alcabes), et l’aimable collaboration de l’Institut Cervantes de Paris. Autour des “Séfarades d’Espagne. De Tolède à Grenade, huit siècles d’histoire en al-Andalus”, conférences “en présentiel”, visioconférences ZOOM et séjour culturel en Andalousie ;  le jeudi 30 septembre à 19h00 : conférence “en présentiel” à la librairie La Mouette Rieuse (Paris 4ème), suivie d’échanges et d’un apéritif dinatoire ; les dimanche 17 et jeudi 21 octobre à 20h30 : visioconférences sur ZOOM ; du 19 au 26 décembre : séjour historique et culturel en Andalousie, sur les pas des communautés séfarades de Séville, Cordoue et Grenade.

Informations et réservations sur Cultures-J.

  • Frédéric Zeitoun le 2 octobre à Poissy

Né en 1961 à Tunis, Frédéric nous dit : deux ans après « Duos en solitaire », il est enfin l’heure de vous présenter mes nouvelles chansons. 13 titres, des instants de vie, des textes qui me tiennent à coeur… et pour les mettre en musique des talents et amis tels Yves Duteil, Michel Fugain, Gérard Capaldi, Erik Berchot, Jean Claude Ghrenassia, Gérard Salmieri, Marc Berthoumieux, Johan Czerneski… En cadeau, le petit mot de Serge Lama ; « Merveilleuses chansons Frédéric, tu y développes ton univers faussement gai avec maestria. Avec la joie des fêtes juives dans « j’aime tout le monde ». Tu dis des choses tellement vraies. Dans ce monde de juges, Coluche, Brassens et le très regretté Desproges qui tous seraient bannis. Le 2 octobre à 15 h à Poissy. Gratuit.  Cliquez ici pour plus de détails.

  • Journée portes ouvertes à l’Ecuje, le 3 octobre

Cliquez ici pour découvrir la programmation culturelle de la saison 2021/2022 de l’ECUJE et du programme de l’Institut Elie Wiesel.

  • Concert de Dafné Kritharas le 10 octobre

Retenez la date du dimanche 10 octobre pour assister au grand concert de Dafné Kritharas organisé par Aki Estamos à l’Alhambra dans le cadre des Journées européennes de la Culture et du Patrimoine juifs. Vous pouvez réserver vos places en cliquant sur ce lien.

  • L’aimée de tous, le 24 octobre à 20 h 30 à l’Atelier Coriandre

Le spectacle musical original L’Aimée de Tous – Habîbat El Kol, rend hommage aux artistes qui ont marqué la Tunisie des années 20 et donne l’occasion de revenir sur le parcours musical d’une jeune chanteuse, actrice et danseuse, au tempérament flamboyant et aux talents multiformes qui deviendra la charismatique et audacieuse Habiba Msika. Distribution : Michel Suissa : oud, Nicolas Derolin: percussions, Lise Belperron : accordéon, Yaël Morciano : chant    Cliquez ici pour réserver.

  • Juifs et musulmans, une histoire partagée, les 16 et 23 novembre et le 30 janvier

Ce parcours croisé mahJ-IMA propose de faire découvrir la richesse du patrimoine commun aux cultures juive et musulmane, avec Yaële Baranes, conférencière du mahJ, et Élodie Roblain, conférencière de l’IMA. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Commémoration des exils, le 28 novembre à 14 h

La journée de commémoration de l’exil des juifs des pays arabes, organisée par Amussef, aura lieu dimanche 28 novembre de 14 h à 19 h, dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris Centre, rue Eugène Spueller (ancienne mairie du 3ème). Ariel Weil, maire de Paris Centre, ouvrira les débats. Cliquez ici pour vous préinscrire. Plus de détails dans une prochaine lettre.

  • Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire, du 24 novembre au 13 mars

Dans le prolongement des expositions « Hajj, le pèlerinage à La Mecque » en 2014 et « Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire » en 2017, l’IMA poursuit sa trilogie consacrée aux religions monothéistes dans le monde arabe avec une exposition exceptionnelle dédiée à l’histoire des communautés juives d’Orient. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Juifs du Maroc : le départ et les liens, le 9 janvier de 11 h à 21 h 30

Le mahJ présente le 9 janvier à partir de 11 h quatre films qui abordent les raisons et les circonstances du départ des juifs du Maroc et témoignent de leur lien indéfectible avec leur pays d’origine : Zaiza, Dans tes yeux je vois mon pays, Juifs marocains, destins contrariés et Un brin de chance. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Juifs du monde arabe, pourquoi sont-ils partis ? les 18, 19 et 20 janvier

Coordonné par Claire Marynower (Pacte / Institut universitaire de France) et Joseph Hirsch (mahJ), ce colloque à l’auditorium du mahJ se propose de rouvrir le dossier du départ des juifs du monde arabe, dans une perspective comparative éloignée des usages politiques de l’histoire, en abordant notamment l’histoire longue des incidents entre juifs et musulmans au Maghreb et au Moyen-Orient ainsi que le rôle des idéologies nationalistes arabe et sioniste, et en analysant le rôle de multiples acteurs politiques dans le processus des départs. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Comment les juifs du Moyen-Orient peuvent récupérer leurs biens ?

Le départ des pays arabes de près d’un million de réfugiés juifs dans la seconde moitié du 20e siècle a entraîné l’abandon ou la saisie de leur patrimoine – dossiers, archives, documents, objets. Cependant, les gouvernements arabes prétendent maintenant que le patrimoine des exilés leur appartiendrait ! Que dit le droit international sur le sujet, quelles sont les chances que le patrimoine juif soit restitué à ses propriétaires légitimes, et quelles voies – légales ou non – leur sont ouvertes ?

Cliquez ici pour voir l’enregistrement du débat organisé par Harif le 14 septembre en collaboration avec le Centre Simon Wiesenthal (Europe), avec Carole Basri, militante pour les archives juives irakiennes, Yves Fedida, militant pour l’héritage juif égyptien, Bruce Montgomery, expert universitaire en archives perdues, ainsi que plusieurs juristes éminents.

Lectures de rentrée

–        Mémoire des possibles, itinéraire d’une famille tune, par Stéphane Attal

Par ce récit autobiographique, Stéphane Attal nous décrit l’exil des juifs de Tunisie. Son regard à la fois critique et bienveillant mais toujours affectueux, nous entraine sur les traces d’une famille de Tunes qui s’installe en France dans les années 50 et que l’on suit pendant 40 ans, avec leurs difficultés d’adaptation et la réussite de certains, d’un légendaire restaurant Faubourg Montmartre aux fringues sur les Champs et à l’oncle qui invente Tati…

Né en 1967, Stéphane Attal a débuté sa vie professionnelle dans le tennis. Après un passage chez RSCG, il a créé l’agence Zap ! Il est maintenant Directeur associé de l’agence Les Ateliers Corporate, en charge du pôle d’Influence. Avant cette autobiographie, il a écrit Influencer, c’est la communication d’aujourd’hui (Maxima, 2016).

Editions Transmettre, 2021

–        Les origines (pseudo-)berbères des Juifs du Maghreb, par Alexander Beider

Les régions berbérophones du Maghreb

Cet article aborde les idées de la théorie de JUDEO-BERBERES qui se base principalement sur des arguments onomastiques selon lesquels les Juifs qui vivaient au Maghreb au cours des derniers siècles descendaient en partie de prosélytes berbères. En réalité, l’origine berbère n’est valable que pour un prénom et plusieurs dizaines de noms de famille juifs du Maroc, ainsi que quelques noms de famille dans l’est de l’Algérie. Ces noms sont apparus dans les communautés juives qui utilisaient un idiome berbère comme langue vernaculaire. Rien n’indique qu’ils existaient déjà au Moyen-Age. Selon l’auteur, tous les arguments onomastiques suggérés par les partisans de la théorie de JUDEO-BERBERES tentant de rattacher ces noms aux prosélytes berbères au judaïsme sont indéfendables. Du point de vue historique, la théorie est purement spéculative.

2018, Généalo-J : Revue du Cercle de Généalogie Juive. Cliquez ici pour lire le texte complet.

  • Un exil français, par Georges Bensoussan

Ce livre raconte 4 ans de procédures judiciaires pour incitation à la haine initiées contre lui par des organisations bien-pensantes. Auteur des Territoires perdus de la République, Bensoussan avait dénoncé la réalité d’un antisémitisme arabo-musulman dans certaines banlieues françaises. Il a gagné toutes ces procédures mais éprouve un sentiment d’exil, qui donne le titre à son livre qui rappelle l’exclusion ethnique subie par les juifs des pays arabes et, plus récemment, le harcèlement subi par leurs descendants qui doivent quitter certains quartiers de Seine Saint Denis…

Né en 1952 au Maroc, Georges Bensoussan est historien. Il a été responsable éditorial du Mémorial de la Shoah. Il a écrit de nopmbreux livres dont une somme de près de 1000 pages sur les Juifs en pays arabes : le grand déracinement 1850-1975. Voir notre lettre du 25 décembre dernier.

L’artilleur, 2021, 375 p.

  • Le droit d’emmerder Dieu, par Richard Malka

Autrement dit le droit de blasphémer, ce titre se réfère à la plaidoirie de Richard Malka en décembre 2020 au procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo. « C’est à nous, et à nous seuls, qu’il revient de réfléchir, d’analyser et de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et d’être ce que nous voulons. C’est à nous, et à personne d’autre, qu’il revient de trouver les mots, de les prononcer, de les écrire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges. À nous de rire, de dessiner, d’aimer, de jouir de nos libertés, de vivre la tête haute, face à des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de névroses et de frustration – en coproduction avec des universitaires gavés de communautarisme anglo-saxon et des intellectuels qui sont les héritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXe siècle, de Staline à Pol Pot. »

Né en 1968, Richard Malka a commencé sa carrière au cabinet de Georges Kiejman. Il est avocat de Charlie Hebdo et de personnalités aussi variées que DSK, Carla Bruni ou Mila. Plus de détails sur ses écrits et ses BD dans notre lettre du 27 mars.

Grasset, 2021, 96 p.

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 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

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