Etabli annuellement par l’ONG Portes Ouvertes, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens montre que l’intensité des discriminations (l’étau) et de la persécution (le marteau) subie par les chrétiens a atteint de nouveaux sommets en 2021 : 5 898 TUÉS (+24 %), 5 110 ÉGLISES CIBLÉES (+14 %), 6 175 DÉTENUS (+ 44 %).  Aujourd’hui, plus de 360 millions de chrétiens sont fortement persécutés ou discriminés dans le monde.

Victimes d’une épuration ethnique à bas bruit au siècle dernier, les juifs originaires des pays arabes compatissent au triste sort des chrétiens d’Orient et d’ailleurs. Ils savent qu’une diversité est menacée (Joseph Yacoub, notre lettre du 6 mars 2021) ou qu’après samedi vient dimanche (Susan Adelman, notre lettre du 22 décembre 2020).

Cliquez ici pour plus de détails.

Evénements en cours ou à venir

  • Sylviane Serruya Tzinmann parle de Moïse de Tétouan, le 23 Janvier à 16h30 

Sylviane Serruya Tzinmann, enseignante, écrivaine, parle de son livre  Moïse de Tétouan, (notre lettre du 20 novembre) avec Fred Enkaoua, Vice Président de l’ECUJE.

Maison de la Culture Juive 20 Rue André Pontier, Nogent. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Georges Bensoussan, le prix de la liberté, le 25 janvier à 19 h

La loge Ben Gourion du Bn’ai Brith et le Keren Hayessod vous invitent à la projection du documentaire « Georges Bensoussan, un Historien. Le Prix de la Liberté », au cinéma St André des Arts, en présence du réalisateur José Ainouz et de Georges Bensoussan. Voir à ce sujet notre lettre du 25 septembre. Cliquez ici pour vous inscrire.

  • Chems-Eddin Hafiz, Haïm Korsia et Marc Rastoin, le 25 janvier à 20 h

Les loges Anne Frank et Hillel du B’nai Brith organisent un débat sur « Religions, République, les possibles », entre le recteur de la grande mosquée de Paris, le grand rabbin de France et un jésuite. Débat animé par Valérie Toranian. Cliquez ici pour participer à la réunion zoom.

  • Exposition Olivier Dassault jusqu’au 28 janvier

Ouverte en octobre 2020, NAG (Not a Gallery) est née de la réflexion de Natacha Dassault et de sa passion pour l’art et les artistes. Elle expose les magnifiques œuvres photographiques de son mari Olivier Dassault, malheureusement décédé l’année dernière dans un accident d’hélicoptère.

Procession, par Olivier Dassault

Olivier était non seulement un grand photographe mais aussi chef d’entreprise, homme politique, ingénieur et pilote. Il était fils de Serge Dassault et petit-fils de Marcel Dassault, dont les parents étaient Adolphe Bloch et Noémie Allatini. Une exposition a été consacrée à la famille Allatini au printemps 2019 à Salonique. Cliquez ici pour plus de détails.

NAG, 104 av Raymond Poincaré, Paris, du mardi au vendredi de 11 h à 18 h.

  • Juifs et musulmans, une histoire partagée, le 30 janvier

Ce parcours croisé mahJ-IMA propose de faire découvrir la richesse du patrimoine commun aux cultures juive et musulmane, avec Yaële Baranes, conférencière du mahJ, et Élodie Roblain, conférencière de l’IMA. Cliquez ici pour plus de détails.

  • Le journal d’Audrey au Théâtre de Nesle, du 16 février au 27 mars

Polytechnicienne issue d’une famille juive du Caucase, Gala Vinogradova reprend au théâtre de Nesle à partir du 16 février cet émouvant spectacle sur Audrey Hepburn et Anne Frank, qu’elle a rodé avec succès en 2019 au Théâtre dans les Etoiles. Cliquez ici pour réserver.

  • Patrick Zachmann, voyages de mémoire, jusqu’au 6 mars

Le MahJ organise une grande rétrospective de l’œuvre de Patrick Zachmann, photographe, photojournaliste et réalisateur. Né en 1955 à Choisy-le-Roi, Patrick est membre de l’agence Magnum et lauréat des prix Niepce (1989) et Nadar (2016).

Robe de mariée, Bagdad, 1904, Musée d’Israël
  • Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire, jusqu’au 13 mars

Il faut voir et revoir la magnifique exposition Juifs d’Orient, Une histoire plurimillénaire. Voir notre lettre du 8 décembre pour plus de détails.

  • Lettres à Camondo, par Edmund de Waal, jusqu’au 15 mai

Edmund de Waal, écrivain et céramiste, descendant de la famille Ephrussi, a semé des petites pierres ça et là dans le Musée Nissim de Camondo, en écho à son dernier livre Lettres à Camondo  (notre lettre du 14 mai).

Nouvelles lectures

  • La transmission, par Eliette Abecassis

Présentant son dernier livre consacré à ses origines, Eliette nous dit : « La transmission est le coeur battant de nos vies, au point d’en orienter les moindres actions et relations. Un essentiel qui nous lie les uns aux autres, de génération en génération. Cette quête de mon père se révèle une enquête sur notre origine et nos héritages. Mon père Armand s’appelle aussi Amram, et Cèdre, son totem. Il est né au Maroc, vit en France et chérit Israël. Figure majeure du judaïsme, il est philosophe et talmudiste. Mais aussi, professeur et scout. Père de tous et mon père. Comme la parole, à laquelle il a dédié sa vie, un homme complexe, généreux et d’une richesse inépuisable. Tenter de saisir par l’écriture ce qui se trouve à l’origine et à l’horizon de la transmission, si présente dans l’existence de mon père comme dans le judaïsme, est mon défi, le défi d’une fille pour son père. »

Normalienne et agrée de philosophie, Éliette Abécassis est née en 1969 à Strasbourg au sein d’une famille juive orthodoxe marocaine très pratiquante. Elle a écrit de nombreux livres, Plus de détails dans notre lettre du 8 janvier.

Robert Laffont, 2022, 246 p.

  • Le procès de la chair, essai contre les nouveaux puritains, par David Haziza

Cinquante ans après la Révolution sexuelle, voici venu le temps de la cancel culture, du politiquement correct et du nouveau puritanisme. Où en est la liberté ? Et le sexe, chaque jour condamné ? David Haziza dénonce ce véritable procès fait à la chair, un mouvement qui transcende les idéologies et privilégie le neutre sous toutes ses formes. La neutralité, c’est l’indifférenciation sexuelle que l’on veut substituer à l’érotisme. C’est aussi la place grandissante des machines et des écrans. Ou encore la conception notariale que nous prétendons désormais avoir du consentement amoureux.
 
Né en 1988, David Haziza vit à New York. Il est normalien et doctorant en littérature française et comparée à l’Université de Columbia. Avant le procès de la chair, il a écrit Talisman sur ton cœur – Polyphonie sur le Cantique des Cantiques (2017). Il écrit régulièrement dans la revue La Règle du jeu.

Grasset, 2021, 254 p.

  • Proust amoureux, par Patrick Mimouni

Ce volumineux essai révèle de nouveaux éléments sur Proust, de nouveaux pans de sa vie mystérieuse. On y trouvera des informations et documents inédits concernant sa sexualité. Des hypothèses neuves sur son mysticisme, son goût pour le spiritisme, sa croyance en une certaine forme de métempsychose. Patrick Mimouni y approfondit aussi ce qui fut la révélation de son précédent livre : le lien, à la fois secret et transparent, de Proust à la pensée juive et, parfois, au Zohar.

Patrick Mimouni est cinéaste et écrivain. Il a consacré plus de vingt ans à explorer À la Recherche du temps perdu dans ses moindres détails. Son ouvrage, Les Mémoires maudites, Juifs et homosexuels dans l’œuvre et la vie de Marcel Proust, a obtenu le grand prix de la Critique littéraire en 2018.

Grasset, 2021, 632 p.

  • L’économie selon la Bible, vers un modèle de développement, par Richard Sitbon

Préfacé par le regretté Josy Eisenberg, ce livre tente de tirer de la Bible des enseignements pour une pratique sociale, politique, voire économique, sans éluder les questions épineuses. Ainsi, le Deutéronome et le Lévitique distinguent le frère, à qui on doit prêter sans demander d’intérêt de l’étranger, à qui on doit demander de payer un intérêt. Il ne se contente pas de rappeler les textes qui exigent le même traitement pour l’étranger dans la pauvreté et pour le frère ; il fonde son exégèse sur ce qui distingue nettement l’universalité musulmane ou chrétienne, qui a justifié l’interdiction faite aux chrétiens de prêter à intérêt, et l’universalité juive, médiatisée par la nation. Plus classique, l’interprétation du repos sabbatique ou de l’année jubilaire, comme le rappelle l’interdiction d’une logique d’accumulation indéfinie.

Richard Sitbon, né a Paris en 1961, diplômé de l’université Paris – Sorbonne en Sciences économiques, directeur au ministère du Trésor israélien, attaché à la lutte contre le blanchiment d’argent, a fait son aliah en 1987 après avoir occupé le poste de secrétaire général du Mouvement de l’Alyah de France. Il est auteur de 2 livres (Une réponse juive à l’anarcho capitalisme et Un mur de certitudes), d’articles économiques et d’opinions pour le Jerusalem Post Edition française et le journal Hamodia.

Eyrolles, 2013, 238 p.

Bonne lecture !

Hubert Lévy-Lambert, Président fondateur d’Amussef

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