Après Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Charles Canetti, Ronald Cicurel, Denis Cohen-Tannoudji, Yves Dana, Hervé Kabla, Yehuda Lancry, Sylvaine Messica, Fred Scetbon-Didi et Ariel Wizman, regardez l’interview de Paul DAHAN sur notre chaine Youtube

Né à Fès en 1947, Paul Dahan est psychanalyste. Il dirige le CCJM (Centre de la Culture judéo-marocaine à Bruxelles), qui dispose d’une impressionnante collection d’objets marocains déposée au musée juif de Bruxelles. Le CCJM organise des expositions et autres manifestations centrées sur l’expérience historique et culturelle des juifs du Maroc, comme Le Maroc et l’Europe (2010) ou L’autre c’est moi (2019).

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Visitez DIARNA, le geo-musée de la vie juive en Afrique du Nord et au Moyen-Orient !

Diarna s’efforce de préserver numériquement les vestiges physiques de l’histoire juive en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. C’est une course contre la montre pour capturer les données des sites et enregistrer les histoires orales basées sur les lieux avant que les souvenirs de ces communautés soient perdus à jamais par la mort des derniers témoins ou la vandalisation des sites. Depuis 2010, Diarna a déjà documenté 2.769 sites !

Et cultivez-vous avec ces livres :

Le prophète et la pandémie, par Gilles Kepel

Sous-titré histoire du djihadisme d’atmosphère, ce livre parcourt l’année 2020, marquée par des évènements aussi disparates que l’épidémie du Covid-19, l’effondrement du prix du brut, le pacte d’Abraham, l’axe « fréro-chiite », l’explosion du port de Beyrouth, l’afflux en Europe de réfugiés et clandestins, Erdogan qui tente de refaire d’Istanbul le centre de l’islam mondial, et le terrorisme islamique qui frappe de nouveau, en France et en Autriche, et le remplacement de Donald Trump par Joe Biden.


Poursuivant la réflexion engagée dans Sortir du chaos, Gilles Kepel propose, cartes et chronologie à l’appui, la mise en perspective de l’actualité pour comprendre et anticiper les grandes transformations de demain.

Gilles Kepel, né en 1955 à Paris, est politologue. Il enseigne à l’université Paris Sciences et Lettres et dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’École normale supérieure. Il a écrit de nombreux livres sur les problèmes de de l’islam et du monde arabe contemporain dont Banlieue de la République (2012), Quatre-Vingt-Treize (2012), Passion arabe (2013), Passion française (2014), Terreur dans l’hexagone (2015), Sortir du chaos (2018).

Esprits du Monde, Gallimard, 2021, 336 p.

Le voleur d’amour, par Richard Malka

Après Tyrannie (2018), Richard Malka sort un nouveau roman mystérieux sur la vie d’Adrian van Gott, collectionneur d’art sans âge dont nul ne connaît la fortune : dans sa maison, sa forteresse des beaux quartiers de Manhattan, il a amassé des livres, des tableaux, des souvenirs de siècles passés… Adrian est une énigme. Mystérieux, douloureux, épuisé par les siècles déjà vécus, torturé de ne pouvoir toucher la femme qu’il aime… Qui est-il, et quel drame a-t-il connu dans la Venise des années 1780 avant de découvrir son étrange et monstrueux pouvoir ? Pour Adrian, l’amour se vole et ne se gagne jamais. Et si aimer une femme à travers les siècles est une malédiction, c’est aussi le plus beau des destins. De Constantinople aux bas-quartiers de la Londres pré-victorienne, du Paris de la Révolution au New-York numérique, un grand roman noir et vampirique.

Richard Malka est né en 1968. Il est avocat au barreau de Paris et scénariste de bandes dessinées. Il est avocat du journal Charlie Hebdo depuis 1992 et très proche des membres de sa rédaction, des groupes radiophoniques NRJ et Beur FM, de la maison d’édition l’Association, des éditions du cherche midi et de nombreux journalistes (dont Philippe Cohen). Il est co-auteur d’un sulfureux succès de librairie, La face karchée de Sarkozy (2006). Il a récidivé en 2016, avec La Face crashée de Marine Le Pen, avec Saïd Mahrane (co scénariste) et Riss (dessinateur). Infatigable, il vient de sortir Idiss, l’histoire de la grand-màre de Robert Badinter, en BD illustrée par Fred Bernard (2021).

Vous pouvez revoir son interview par Wendy Bouchard dans le cadre des amis du Crif sous la présidence de Francis Kalifat le 23 mars 2021.

Grasset, 2021, 224 p

Qui s’attache aux taches ? par Jean-Marc Solal

« Je suis née de la plume d’un écolier […] Mais partout c’était pareil. Personne n’était content de me voir arriver ». Dans cet album, une fois n’est pas coutume, la narratrice n’est pas une personne, ni un animal. Elle n’est pas non plus vraiment un objet, même si elle se répand sur une feuille, la feuille d’un jeune élève au milieu d’une dictée, puisqu’il s’agit d’une tache. Et la tache parle, la tache se raconte et dit sa tristesse de n’être jamais la bienvenue, ni à l’école, si sur un vêtement, de loisir ou de travail, jusqu’à ce que notre héroïne se retrouve par hasard parmi d’autres taches, de différentes couleurs, sur le tableau d’un peintre. Et tout va se trouver transformé !

Marc Solal est un plasticien, illustrateur et photographe français né le 9 juin 1952 à Tunis.

Ed. Motus, 2021, 32 p.

France-Algérie, les passions douloureuses, par Benjamin Stora

Emmanuel Macron a commandé à Benjamin Stora en juillet 2020 un rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, ainsi que sur les moyens de favoriser une réconciliation entre la France et l’Algérie. Il s’est attelé à la tâche à partir de l’historiographie existante, à laquelle il a lui-même grandement contribué, et en rencontrant des interlocuteurs de tous bords : des combattants indépendantistes aux pieds-noirs, des soldats français aux harkis, des juifs aux Européens libéraux, communistes ou partisans de l’Algérie française…

Cette enquête mémorielle est assortie d’un tas de propositions variées comme la création de plusieurs commissions d’historiens, la reprise d’un projet de musée à Montpellier ou la panthéonisation de Gisèle Halimi. Elle a suscité de nombreuses critiques. C’est ainsi qu’on critique en long et en large la colonisation française, qui est accusée même d’être responsable d’une baisse de la démographie ( !) mais qu’on ne dit pas un mot des modalités de la conquête arabe et de l’islamisation consécutive de l’Afrique du Nord. Ni de la piraterie sévissant en Méditerranée qui a conduit la France à vouloir conquérir l’Algérie en 1830. Ni des raisons qui ont conduit les Pieds-Noirs à fuir en masse en 1962 contrairement aux prévisions du Général de Gaulle qui pensait que la plupart resteraient. Ni du traitement subi par ceux qui ont cru pouvoir rester après 1962 mais ont rapidement dû déchanter, comme Jean-Pierre Llledo (notre lettre du 27 février)  Ni des raisons qui poussent tant d’Algériens à vouloir vivre en France. Voir aussi Point of No Return: Jewish Refugees from Arab and Muslim Countries

Benjamin Stora, né en 1950 à Constantine est historien, professeur à l’université Paris-XIII, président du conseil d’orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration depuis 2014, et membre du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Il a publié de nombreux ouvrages sur la colonisation, la guerre d’Algérie, l’immigration maghrébine, dont plusieurs ont été rassemblés récemment dans la collection Bouquins (Une mémoire algérienne2020). Il a co-dirigé l’Histoire des relations entre juifs et musulmans (2013), et publié avec Alexis Jenni Les mémoires dangereuses (2016). Nous avons publié sa biographie non officielle par René Mayer dans notre lettre du 18 mars 2021.

Albin Michel, 2021, 204 p.

Pas gentil, par Bernard Vorms

Pourquoi n’aime-t-on pas les Juifs ?
Parce qu’ils ne sont pas Gentils. »
Jacques Lacan

Né après les attentats de Charlie Hebdo et de l’hypercacher, ce livre est le fruit d’un choc sans précédent. Les réactions suscitées par ces événements – le lien supposé avec le conflit israélo-palestinien, la une du Monde (« Juifs de France : la tentation du départ »), etc. – ont brusquement
confronté Bernard Vorms à sa judéité. Jusque-là, il ne s’en souciait pas : n’ayant pas été élevé dans la tradition juive, il ne se définissait pas comme tel. Mais alors, de quoi s’agit-il ? Dans Pas gentil, Bernard Vorms s’intéresse à la perception du rôle des Juifs dans l’Histoire, se penche sur leurs représentations dans les œuvres littéraires et picturales, tente de comprendre l’évolution de l’antisémitisme à la française. À la manière de Montaigne (les Essais sont un peu son bréviaire), de Bernard Frank (son cousin littéraire) et d’Isaiah Berlin (qu’il révère), avec humour, il revisite l’héritage du judaïsme français.

Bernard Vorms est directeur général de l’ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement) et président de la Société de gestion du FGAS (Fonds de Garantie de l’Accession Sociale). Il dirige la revue Habitat-actualité et travaille sur le financement et l’organisation du marché du logement. Sa grand-mère est née à Constantinople et installée en France au début du siècle dernier.

Editions de l’Oeuvre, 2021, 144 p.

COTISEZ A AMUSSEF !

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Vous pouvez être membre actif à partir de 50 €. Votre don ne vous coûte qu’un tiers après impôt (un quart si vous êtes à l’IFI). 

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Merci d’avance et bonnes fêtes de Pâques et Pessah !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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