Il nous sauve la vie !

Albert Bourla, DG de Pfizer

Comme beaucoup de Français de plus de 75 ans et comme la plupart des Israéliens, j’ai été vacciné contre la covid 19 avec le vaccin Pfizer.

Qui sait que le directeur général est un vétérinaire juif né en 1961 à Thessalonique de parents rescapés de la Shoah ?

Qu’en pensent les tenants de BDS ?

Nos lecteurs nous écrivent

Cher Hubert, Je vous remercie pour votre création et votre initiative. La qualité de la réflexion et la présentation du projet sont remarquables. Mais c’est surtout le projet lui-même que je trouve indispensable. Quoi que je puisse faire pour le soutenir, je suis à votre disposition. Respectueusement. Ronald C. (Lausanne)

Cher Hubert, Le projet que tu portes est plus que légitime. Il est essentiel de pouvoir démontrer que les juifs du Moyen-Orient ont été victimes d’une spoliation et chassés de pays où ils habitaient depuis bien avant l’apparition de l’Islam.  Nos parents ont vécu un drame symétrique de celui des palestiniens. Une telle mise en perspective ne peut que favoriser la paix dans la région en retirant l’argument principal des mouvements islamistes vis à vis de leurs opinions publiques. Une telle mise en perspective ne peut que favoriser une paix que nous appelons tous de nos voeux. Quant au financement d’Amussef, j’espère comme toi qu’un ou plusieurs mécènes pourront donner l’impulsion nécessaire. Je vais essayer de voir de mon côté si je peux motiver un donateur potentiel. Bien cordialement, Gilles O. (Paris)

Et nos notes de lecture habituelles :

Pompéi, promenades insolites, par Claude Aziza

Avec son destin tragique, Pompéi est sans doute la ville qui a suscité le plus de mystère, d’attraction, de rêveries et de fantasmes. Avant que ses charmes mêlant le rouge et le noir ne s’exercent sur les foules touristiques mondialisées, ils ont attiré au pied du Vésuve nombre d’érudits, d’écrivains et d’artistes. Claude Aziza, latiniste, « historien de l’Antiquité fantasmatique », s’est mis dans leurs pas. Familier de la cité antique, il offre aujourd’hui un guide avisé et documenté mêlant l’histoire et l’art, l’archéologie et les lettres. Au fil de dix « promenades insolites », il a capté la charge émotionnelle et fantasmatique des pierres pompéiennes.

Agrégé de lettres classiques, Claude Aziza est né en 1937 à Alger. Principalement latiniste, il est connu pour ses publications portant sur les fictions modernes et contemporaines représentant l’Antiquité. Parallèlement à ses activités de recherche, il est éditeur et anthologiste. Il a participé aux revues L’Histoire et Le Monde de la Bible et préfacé la réédition de romans d’Alexandre Dumas. Depuis sa thèse sur Tertullien et le judaïsme (1972), il a écrit de nombreux ouvrages dont Pompéi, le rêve sous les ruines (1997), Néron : le mal-aimé de l’Histoire (2006) ou Dictionnaire Frankenstein (2018).

Les belles lettres, 2021, 280 p.

La sidération, par Laurence Benaïm

Lorsque Laurence Benaïm décide d’écrire à sa mère, celle-ci n’est plus. Pourtant elle n’a jamais été aussi proche. Cardiologue parisienne très occupée, petite fille juive cachée pendant la Seconde Guerre mondiale, Nicole, la mère de la narratrice, n’a pas vraiment su parler à sa fille. Alors qu’elle s’éteint petit à petit dans en unité de soins intensifs puis palliatifs, l’auteure tente avec tendresse et honnêteté de combler les pointillés d’une vie peu racontée. Du Paris occupé, en passant par la Bourgogne ombrageuse, jusqu’à Oran, la narratrice cherche, inspecte et déplie ses souvenirs avec ses parents. Pourquoi sa mère était-elle aussi dévouée avec ses patients alors que sa fille n’avait même pas la bonne tenue en cours de danse ? Pourquoi est-ce si dur de se laisser soigner lorsqu’on a été soignante toute sa vie ? Pourquoi la grand-mère maternelle ashkénaze avait du mal à comprendre la douleur de son gendre, sépharade exclu du lycée parce que juif ? Tant de souffrances, celle des familles juives déportées et décimées, celle des Français d’Algérie massacrés, celle d’une fille accompagnant sa mère à l’hôpital, mais pourquoi si peu de mots et de dialogues, au nom de ce qu’il a fallu taire pour se reconstruire ? 

Née en 1961 à Suresnes, Laurence Benaïm est d’origine oranaise par son père et polonaise par sa mère. Elle est journaliste et écrivain spécialisée dans le domaine de la mode. Elle a écrit de nombreux livres dont la biographie de Marie-Laure de Noailles (2001) ou celles d’Yves Saint Laurent (2002) et d’Azzedine Alaïa (2013) et Le plus bel âge, rencontre avec des octogénaires affranchis (2013). Elle est officier des Arts et des Lettres.

Stock, 2021, 220 p.

Arrêtez de vous priver ! par David Khayat

« Promis, demain j’arrête ! »Qui n’a jamais prononcé ces paroles après une soirée trop arrosée, un repas trop copieux, sans parler de la dernière cigarette du paquet ? Les interdits sont partout, d’où cette culpabilité qui s’est généralisée. Il est temps de retrouver notre liberté de santé, nous dit David Khayat. De récentes études le confirment : la culpabilité est le pire ennemi de notre santé. Profil par profil, David nous fait découvrir comment il est possible de gérer dans la vie de tous les jours nos péchés mignons et autres excès. Il affirme que nos petites faiblesses peuvent devenir nos atouts. Selon lui, alcool, tabac, sucre, sel, soleil, écrans, tout est possible aujourd’hui ! Bien vivre sans se priver n’est pas une promesse, mais votre assurance santé !! Et c’est un grand médecin qui vous le dit !!!

Né en 1956 à Sfax, David Khayat est chef du service d’oncologie médicale de l’hôpital de la Pitié. Il a été notamment professeur de cancérologie à l’Université Pierre et Marie Curie et directeur de l’Institut National du Cancer (Inca).

Albin Michel, 2021, 213 p.

Le voyage interdit- Alger – Jerusalem, par Jean-Pierre Lledo

« D’Israël, je ne savais rien » et « Là d’où je viens, l’Algérie et le communisme, Israël est un tabou, le plus grand. Le transgresser a été l’aboutissement d’un très long cheminement. Il a d’abord fallu que les menaces de mort islamistes m’obligent à quitter l’Algérie… » écrit Jean-Pierre Lledo. Formé en Union soviétique, il était assez bien vu par le régime algérien depuis l’Indépendance, et ce n’est qu’au moment de la parenthèse démocratique qui propulsa sur la scène politique les Frères musulmans et déboucha sur la meurtrière guerre civile algérienne qu’il avait dû, par précaution, s’exiler en Europe. Il s’était déjà aperçu qu’un communiste juif n’était pas un communiste arabe comme les autres, mais c’est après la reprise en main de l’État par le FLN, que son regard sur l’Algérie commença vraiment à se dessiller. Ses ennuis débutèrent quand son nouveau film fut interdit : Algérie, histoires à ne pas dire (2007) révélait l’origine religieuse des violences initiales de la « guerre d’indépendance » algérienne contre les « mécréants » de type européen, et déplut au pouvoir algérien et à beaucoup de ses amis. Invisible en Algérie, ce film-là se trouva par hasard sélectionné à l’occasion d’un festival international par une délégation israélienne qui invitait le réalisateur à Jérusalem pour le présenter : c’est le début d’une remise en cause, d’une découverte et d’une métamorphose qui le conduira peu à peu à surmonter ses puissantes réticences à l’égard du « pays interdit » et sortir du carcan idéologique qui l’avait presque obligé de ne pas reconnaître sa judaïté. Touché par la simplicité et la diversité des Israéliens, il décide d’étudier l’histoire du peuple juif, avant de revenir sur place plus longuement et de comprendre pourquoi il avait refoulé si longtemps ce « pays absent ». « Nation plutôt que religion », le judaïsme ne l’avait pourtant pas empêché de rompre politiquement avec la partie de sa famille qui y résidait depuis les années soixante et qu’il refusa de visiter : « préjugés politiques masquant un trouble identitaire », sans doute. Dans les quatre longs métrage sortis en salle juste avant le confinement « Israël – le voyage interdit », il raconte longuement (quatre fois trois heures) sa découverte de ce pays et comment il a appris peu à peu, à son contact, à surmonter la force de ses préjugés. Dans le film il est derrière la caméra, mais dans ce livre étonnant, il raconte et explique avec humour, franchise et simplicité le parcours singulier mais significatif qui l’a conduit à cela.

Réalisateur de cinéma diplômé du VGIK (Moscou 1976), Jean-Pierre Lledo est né en 1947 à Tlemcen, d’un père catalan et d’une mère algérienne. Resté en Algérie après l’indépendance, il a dû en partir précipitamment en 1993, suite aux menaces de mort islamistes. Il est l’auteur d’un documentaire remarqué sur les violences ethnico-religieuses de la guerre d’Algérie, Algérie, histoires à ne pas dire (2007), ainsi que de nombreux autres films, où il aborde notamment la question de l’exode des non-musulmans depuis l’Indépendance. Mais il n’est pas politiquement correct de parler de ce nettoyage ethnique ! Il a fait son alya en 2011 et a consacré les 8 dernières années à réaliser le film ‘’Israël, le voyage interdit’’ où il examine les raisons de son refoulement d’Israël, durant plus d’un demi-siècle. Il a également écrit Révolution démocratique dans le monde (2012) et Le monde arabe face à ses démons (2013).

Les Provinciales, 2020, 300 p.

Michmich Effendi, par les frères Frenkel

Michmich Effendi est la première figure animée du monde arabe et de l’Afrique. Les créateurs des films Michmich étaient trois frères juifs, la famille Frenkel. Entre 1935 et 1951 Michmich a participé à des dizaines de films et est devenu le symbole du citoyen égyptien ordinaire.

« Les films perdus de Mishmish Frenkel » est un documentaire d’animation sur un ton humoristique dirigé par Mishmish, 80 ans, qui part à la recherche de ses films perdus. 

Réalisateur: Tal Michael Scénariste: Avi Cohen Producteur: Cassis Films

Cassis Films est une maison de production basée à Tel-Aviv, fondée en 2011 par l’actrice Yael Abecassis et le producteur Hillel Roseman. Elle produit des longs métrages et des documentaires axés sur les questions féminines et sociales.

ADHEREZ OU READHEREZ A AMUSSEF !

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de rendre justice à leur histoire et à leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Vous pouvez être membre actif à partir de 50 €. Votre don ne vous coûte qu’un tiers après impôt (un quart si vous êtes à l’IFI). CLIQUEZ ICI POUR COTISER A AMUSSEF !

Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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2 Comments

Visionnez l’interview de Paul Dahan et visitez le musée Diarna ! – AMUSSEF · 11 avril 2021 at 13 h 40 min

[…] ont cru pouvoir rester après 1962 mais ont rapidement dû déchanter, comme Jean-Pierre Llledo (notre lettre du 27 février)  Ni des raisons qui poussent tant d’Algériens à vouloir vivre en France. Voir aussi Point […]

En Irak, en Libye, en Tunisie et ailleurs avec Attias, Fottorino, François, Germon, Hadas-Lebel, Messica, Nataf et Roumani… – AMUSSEF · 11 avril 2021 at 13 h 45 min

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