N’oublions pas ! Lest we forget ! Du 9 juillet au 7 août, 42 photos de survivants de la Shoah sur les grilles du jardin du Luxembourg, rue de Médicis.

Francine, ma cousine de Strasbourg – Photo Luigi Toscano

Allez vite voir cette exposition de 42 photos de Luigi Toscano, artiste pour la paix de l’Unesco, organisée par le Crif avec l’appui du Sénat, pour marquer le 80ème anniversaire de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ de juillet 1942. Cliquez ici pour plus de détails.

Evénements récents

  • Mort d’Emile Moatti le 17 juin

Né à Miliana (Algérie) en 1932, polytechnicien (X 52), Émile Moatti a travaillé comme ingénieur et économiste en France, puis en Israël. Infatigable artisan du dialogue interreligieux, il a été vice-président de la Fraternité d’Abraham et membre du Comité Directeur de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France. Vivant en Israël depuis 2008, il y était le représentant de la Fraternité d’Abraham. Il avait co-écrit un livre sur Abraham, avec Pierre Rocalve et Muhammad Hamidullah (Centurion, 1992, 170 p). Il est mort le 17 juin à Jérusalem. Cliquez ici pour lire l’hommage qui lui a été rendu par Haïm Ouizemann sur The Times of Israel.

  • Mort de Jacques Perez le 1er juillet
Pèlerinage de la Ghriba vente aux enchères de rimmonim – photo Jacques Perez

Grand photographe, surnommé par Frédéric Mitterrand « le Doisneau tunisien », Jacques Perez vient de mourir. Né à Tunis en 1932 d’un père juif et d’une mère allemande, il n’avait jamais quitté son pays. Ses magnifiques photos de Djerba sont exposées au Mahj jusqu’au 31 décembre (notre lettre du 3 juin).

  • L’autisme, écouter le silence, par Stéphane Benhamou le 3 juillet
Stéphane Benhamou parle de l’autisme

Fondateur en 1996 d’une association d’aide aux autistes, « Le silence des justes », Stéphane Benhamou était interviewé par Michaël Azoulay sur A2 le 3 juillet. Son parcours au service des autistes a servi de modèle à Olivier Nakache et Eric Toledano pour Hors normes. Cliquez ici pour revoir cette émouvante émission.

Evénements en cours ou à venir

  • Cahiers noirs. 1-Viviane, 2-Ronit, deux films de Shlomi Elkabetz
Ronit et Schlomi Elkabetz- © JASON KEMPIN GETTY IMAGES NORTH AMERICA via AFP

Le titre du premier film, Viviane , se refère au personnage joué par Ronit Elkabetz dans les trois films qu’elle a cosignés avec son frère Shlomi (Prendre femme, Les Sept Jours et Gett, le procès de Viviane Amsalem). Dans le second film, Shlomi mêle archives familiales, scènes de film, et séquences tournées pour l’occasion avec ses parents. Cliquez ici pour savoir où ces films passent actuellement en France.

Actrice, scénariste et réalisatrice, Ronit Elkabetz est née en 1964 à Beer-Shevahttps://fr.wikipedia.org/wiki/Ronit_Elkabetz – cite_note-Ishim-1 dans une famille originaire d’Essaouira. Elle a reçu de multiples récompenses en Israël et à l’étranger. Elle est malheureusement morte en 2016 à Tel Aviv d’un cancer du poumon.

  • Hommage à Alber Elbaz, à Galliera jusqu’au 10 juillet

Sous le titre « Love brings love », Galliera rend hommage, avec une exposition au format inédit, au grand couturier Alber Elbaz, mort l’année dernière du Covid. Né à Casablanca en 1961, Alber Elbaz a travaillé chez Guy Laroche, Saint Laurent rive gauche, Lanvin et, tout dernièrement, AZ Factory (Richemont). Il a habillé des personnes aussi différentes que Kim Kardashian ou la souris Minnie ! Plus de détails dans notre lettre du 29 avril 2021.

Musée Galliera, 10 av Pierre Ier de Serbie, de 10h à 18h, de mardi à dimanche, nocturne les jeudis jusqu’à 21h

  • Myriam Sitbon sur Berechit le 10 juillet à 9 h 15

Née en 1957 à Casablanca, Myriam est peintre et sculptrice. Très tôt, elle se passionne pour la création artistique, encouragée dans cette voie par ses professeurs. A l’âge de 6 ans, elle quitte le Maroc pour Israël où elle étudie notamment à l’Ecole Yenin Ord de Eïn Hod.

Cliquez ici pour revoir son interview par Steve Suissa, déjà passée sur Berechit en décembre dernier.

  • Les Mots de Mémé, de Sophie Jabès, les 14 et 15 juillet à Avignon

Mis en scène par Trinidad, ce spectacle du festival off d’Avignon est écrit et joué par Sophie Jabès, à partir des proverbes de sa grand-mère d’origine égyptienne, avec Gaëlle Billaut-Danno, en hommage à la chanteuse Jacqueline Danno (1931-2021). Née à Milan en 1958, Sophie Jabès est l’arrière-petite-nièce du grand poète Edmond Jabès (Le Caire 1912 – Paris 1991).

Entrée libre sur réservation .

Espace Alya 31 bis rue Guillaume Puy, Avignon, 14 et 15 juillet à 12 h 20.

  • Juifs et musulmans, une histoire partagée, jusqu’au 17 juillet au Musée de l’Immigration

La France est aujourd’hui le pays d’Europe qui compte les populations juives et musulmanes les plus importantes du continent. Une histoire française qui naît dans l’espace colonial du Maghreb et se poursuit en France métropolitaine depuis les années 1960. Cette exposition présente des documents, des œuvres d’art, des objets et des récits. Ils narrent cette histoire et la manière dont l’État français a pris part à cette relation. Rapprochement au sein d’une même communauté de destin ou séparation selon différentes lignes de fracture, cette exposition – dont Benjamin Stora est commissaire général, a pour but de contribuer au vivre ensemble, déclare Sébastien Gökalp, directeur du Musée.

Cliquez ici pour lire un article du Times of Israel sur cette exposition : quand une très belle expo fait œuvre d’utilité publique.

  • Photos d’Oriane Zerah à l’Espace des femmes, jusqu’au 27 juillet

Afghanistan : des roses sous les épines est une exposition de photos d’Oriane Zerah. Née à Paris d’une famille d’origine marocaine, Oriane partage son temps entre le Pakistan, l’Inde et l’Afghanistan où elle a courageusement choisi de rester malgré la prise de pouvoir des talibans. Dans cette série, elle centre sa réflexion autour des fleurs, éléments de nature et de beauté qui, dans la vie quotidienne du peuple afghan, contrastent avec la violence et l’horreur d’une guerre permanente.
Espace des femmes Antoinette Fouque, 35 rue Jacob, jusqu’au 27 juillet

  • Remember Baghdad, visible sur Netflix
Renée Dangoor, Miss Bagdad en 1947

Nous vous avons parlé dans notre lettre du 31 août 2021 de ce passionnant documentaire de Fiona Murphy. On y suit cinq familles juives originaires d’Irak dont l’homme d’affaires Edwin Shuker. Alors que les 140.000 juifs d’Irak ont dû fuir leur pays peu après la création de l’Etat d’Israël, peut-on croire qu’une juive, Renée Dangoor, 21 ans, a été couronnée Miss Bagdad en 1947 ! Cliquez ici pour lire sa présentation par Lyn Julius pour Jewish Renaissance en 2017. Vous pouvez maintenant le voir sur Netflix.

Nouvelles lectures

  • Un mensonge français : retours sur la guerre d’Algérie, par Georges-Marc Benamou

Ce livre dénonce les silences, les mensonges et les crimes d’Etat qui ont entouré le conflit en Algérie : mensonges des socialistes, mensonges des dirigeants pieds-noirs, mensonges du FLN et mensonges officiels sur l’abandon des populations, dont le massacre des pieds-noirs du 5 juillet 1962 à Oran, dont on vient de commémorer le 60ème anniversaire.

Né en 1957 à Saïda (Algérie), Georges-Marc Benamou est producteur de cinéma et journaliste. France 2 a diffusé les 14 et 15 mars sa série documentaire « C’était la guerre d’Algérie », écrite avec Benjamin Stora.

Robert Laffont, 2003, 344 p.

  • Du névrosé d’antan à l’homme limite d’aujourd’hui, par Marc Hayat

La névrose n’est plus ce qu’elle était. Aujourd’hui, un nouveau type de fonctionnement psychique semble devenir la norme : le fonctionnement limite ou borderline. Cet homme limite n’est pas franchement névrosé comme l’étaient ses pères. Chez lui, il n’y a pas de sentiment de culpabilité, il n’a pas le sens de l’avenir. Il vit dans le présent, dans l’action. A l’extrême, il ressemble à ces jeunes des banlieues pour qui l’horizon est le no futur, sans que cela les plonge dans la tristesse et l’inhibition mais plutôt dans la violence brute de décoffrage, directement pulsionnelle. Le brillant sujet des Lumières aurait-il disparu ? S’est-il adapté à cette nouvelle société, ou bien est-il d’abord le fruit des catastrophes qu’il a subies au XXe siècle ?

Né à Tunis, Marc Hayat est psychiatre et psychanalyste. Médecin-chef à la Société Parisienne d’Aide à la Santé Mentale (SPASM), il est également membre de Figures Psychodramatiques et formateur à ETAP (Etude et Traitement Analytique par le Psychodrame).

Éditions La Compagnie littéraire, 2022, 366 p.

  • Aimer voir, comment on regarde un tableau, par Hector Obalk

Commentant 120 oeuvres de l’antiquité grecque à l’art d’aujourd’hui, ce livre résume « la passion de ma vie, aimer voir et faire aimer », nous dit Hector Obalk qui y reprend ses chroniques dans ELLE, illustrées à l’aide de photos prises lors de ses courts-métrages pour ses émissions grand’Art sur Arte.

Fils d’une mère juive tunisienne, Hector Obalk, né Éric Walter en 1960, est critique d’art, réalisateur, auteur de documentaires consacrés à l’art, graphiste, commissaire d’exposition et homme de scène. Son Andy Warhol n’est pas un grand artiste (Aubier, 1990) ne lui a pas fait que des amis dans le monde de l’art. Il joue actuellement Toute l’histoire de l’art moderne en moins de deux heures au Théâtre de l’Atelier et au théâtre 13.

Ed. Hazan, 2011, 254 p.

  • Juifs du Liban, D’Abraham à nos jours, histoire d’une communauté disparue, par Nagi Gergi Zeidan

Après 28 ans de recherche, Nagi Gergi Zeidan est devenu le gardien de la mémoire juive au Liban, avec une connaissance approfondie de la généalogie et de l’histoire de la communauté. Juifs du Liban est une patiente collecte d’informations historiques sur une communauté qui a eu dans le passé une influence importante pour le Liban et qui a malheureusement pratiquement disparu. En 2020, elle était réduite à 29 personnes contre 3500 un siècle auparavant. Cliquez ici pour plus de détails sur ce livre.

Nagi Zeidan inspecte le cimetière juif de Beyrouth en décembre 2019 (Anwar Amro AFP)

Né en 1958, Nagi Gergi Zeïdan est un historien chrétien franco-libanais. Il a vécu dans de nombreux pays (Maroc, Égypte…) où il a étudié leurs communautés juives. Depuis 1995, il effectue des recherches sur la communauté juive du Liban et il a recueilli une documentation considérable sur la généalogie des familles juives libanaises. Il prépare un nouveau livre retraçant les événements entre 1932 et 1987, culminant dans l’enlèvement et le meurtre de Juifs.

VA Press, 2021, 280 p.

Courrier des lecteurs

  • Je me désabonne de votre newsletter car je trouve honteux que l’on mette à l’honneur Albert Bourla, Président de Pfizer, sous prétexte qu’il ait des ascendances de mon peuple. Je réprouve toute solidarité envers ce monsieur. L’heure viendra, j’espère rapidement, où sa responsabilité dans des effets secondaires majeurs, des pratiques de vente et de corruption seront dénoncés. Cordialement Dr JE. Marseille

Ma réponse : je crois que les effets secondaires du vaccin de Pfizer sont négligeables à côté du nombre de vies qu’il a permis de sauver (ma lettre du 27 février 2021) mais, comme Voltaire, je m’oblige à faire connaitre votre avis à mes lecteurs. HLL

  • Super newsletter ! Bravo. C’est clair, synthétique et intéressant à la fois. ES. Paris

Merci de vos réactions et bonnes lectures !

Hubert Lévy-Lambert, Président fondateur d’Amussef

Categories: Newsletter

1 Comment

Il n’est pas nécessaire d’être juif pour être sioniste ! Joseph Biden – AMUSSEF · 15 juillet 2022 at 10 h 39 min

[…] sauvegarde de monuments et cimetières juifs au Liban, objet de son dernier livre (Juifs du Liban, notre lettre du 8 juillet). Cliquez ici pour voir cette passionnante […]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.