Sephardi Voices documente la vie des Juifs qui vivaient dans les terres islamiques avec des vidéos, audios et photos. Des Juifs vivaient en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Iran depuis des millénaires. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la fondation de l’État d’Israël, ils ont été déplacés de leurs terres natales et dispersés dans le monde entier. Leur expérience est rarement documentée, leur sort souvent ignoré et leu)r patrimoine largement négligé.

Sefer Rav Alfas (1558)
Ketouba de Casablanca
Hagada de Tunis

L’héritage sépharade d’Afrique du Nord est une exposition de la collection de Jacob M Lowy, qui a eu lieu en juin 2000 dans le cadre de la Quinzaine Sépharade de Montréal à la Bibliothèque nationale du Québec. On y trouve notamment des manuscrits anciens, des livres hébraïques espagnols et portugais du 15e siècle, des photographies de synagogues anciennes et des bijoux judéo-berbères…

Visionnez les interviews de Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Charles Canetti, Ronald Cicurel, Denis Cohen-Tannoudji, Paul Dahan, Yves Dana, Hervé Kabla, Yehuda Lancry, Sylvaine Messica, Fred Scetbon-Didi et Ariel Wizman sur notre chaine Youtube

Racontez-nous votre histoire !

Les survivants de l’exil des pays arabes et musulmans vieillissent et disparaissent inexorablement. Ils doivent livrer le récit de leur vie passée et de leur déracinement. De plus en plus rares, ils sont d’autant plus précieux. Et indispensables pour faire œuvre de transmission. Avec votre aide, nous pouvons conserver leur histoire, comme le fait le Mémorial de la Shoah pour les victimes du nazisme. Contactez-nous !

L’incroyable histoire des juifs marocains en Amazonie

Saviez-vous qu’en pleine forêt amazonienne, se trouvent des familles avec des noms, des rituels et une tradition judaïque marocaine ? Descendants de juifs marocains partis à la conquête de l’Amazonie et de son caoutchouc aux XIXe et XXe siècle, ils témoignent de l’impact de cette communauté dans cette zone. Si la plupart de ces aventuriers de l’hévéa sont revenus, ils ont laissé derrière eux femmes et enfants, mais aussi des histoires. La première vague d’immigration juive marocaine vers le Nouveau Monde remonte à 1810.  Originaires de Fès, Tanger, Tétouan, Casablanca, Rabat, Salé ou Marrakech, ces aventuriers prennent d’abord la direction de Rio, Caracas ou Belém. Plus de détails sur la vie d’Abraham Pinto ou de David Amiel dans la dernière lettre d’Infojmoderne.

Registres des Ketoubot de la nation juive de Livourne

Rencontrez le 6 avril à 19 h dans une visioconférence de la SHJT les auteurs de ce livre (notre lettre du 24 octobre 2020)

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Et cultivez-vous avec ces livres :

Instagrammable, par Eliette Abecassis

A la terrasse des cafés, seuls ou avec des amis, ils sont sur le qui-vive. À l’affût d’une nouvelle, dans une attente fébrile, constante, ils ont toujours leur téléphone à portée de main. Le soir, ils ne s’endorment pas sans l’avoir consulté, le matin le saisissent avant même d’avoir ouvert l’œil, pour savoir ce qui est arrivé. Mais quoi, au juste ? » A l’image de ses enfants de 14 et 17 ans, Éliette Abécassis décrit les habitudes d’une génération née au début des années 2000, en proie à la dépendance des Facebook, Google, Messenger, Tik Tok, Twitter et autres Instagram, avec la course aux likes et aux followers, voire à la violence induite par ces réseaux dits sociaux, accentuée par la crise du covid 19 et les psychodrames créés par les confinements qui se succèdent depuis plus d’un an.

Normalienne et agrée de philosophie, Éliette Abécassis est née en 1969 à Strasbourg au sein d’une famille juive orthodoxe marocaine très pratiquante. Elle a écrit de nombreux livres dont Qumran (1996), La répudiée (2000), Le Livre des passeurs (2007, avec son père Armand), Sépharade (2009), Et te voici permise à tout homme (2011), L’Envie d’y croire ; journal d’une époque sans foi (2019).

Grasset, 2021, 180 p.

Zikrayat, par Nayra Atiya

Entre 1948 et 1957, 80 % des 75.000 juifs d’Egypte ont quitté leur pays, contraints par une hostilité croissante en raison de leurs liens présumés avec le sionisme, l’insécurité économique et l’expulsion en 1956. Des décennies plus tard, dans les années 1980 et 1990, les réminiscences de huit juives d’origine égyptienne, actuellement résidentes de New York, ont été méticuleusement recueillies par Nayra Atiya.

Alors que cet échantillon ne représente qu’un infime pourcentage des Juifs qui ont quitté l’Égypte, leurs récits nous en disent long sur les Juifs de la classe moyenne et supérieure qui ont émigré vers les Amériques et l’Europe, nous donnant une idée vivante de leur vie en Égypte avant leur départ et du rôle dynamique qu’ils ont joué dans la société égyptienne. Ce livre montre les liens qui unissaient tous les Égyptiens et offre un aperçu d’un monde aujourd’hui disparu et du chagrin de l’exil et de l’émigration.

Née en Egypte, naturalisée américaine, Nayra Atiya est historienne, écrivaine et traductrice. Elle est l’auteure de Khul-Khaal: Five Egyptian Women Tell Their Stories (1984), lauréate du Prix de l’UNICEF, et de Shahaama: Five Egyptian Men Tell Their Stories (2016).

American University in Cairo Press, 2020, 131 p.

Les Terres Promises, par Jean Michel Guénassia

Paris, Alger, Tel Aviv, Saint-Petersbourg. De 1964 à 2007, les rêves des Incorrigibles Optimistes embrassent quatre décennies qui portent en elles toutes les promesses de la Terre et toutes les Terres promises.

Michel Marini a tout juste dix-sept ans et son bac en poche. Il traîne au Cadran de la Bastille, où il joue au flipper en retardant le moment de s’inscrire à la fac. Ses projets ? Rejoindre Camille, partie vivre dans un kibboutz en Israël, découvrir le monde, armé de son Leica, et retrouver Cécile, la bien-aimée de son frère Franck. Communiste convaincu, Franck n’est jamais revenu d’Algérie après sa désertion, préférant consacrer sa vie à changer le monde. Dût-il troquer l’étoile rouge pour le manteau de moine…

Pris dans le tourbillon de leurs amours et de leurs secrets, les derniers incorrigibles optimistes ont tous au cœur les grandes espérances de cette période pleine de tumulte.

De la décolonisation à l’effondrement du bloc soviétique, des mirages de la société de consommation aux tentations mystiques, Jean-Michel Guenassia retrace, avec la puissance et la force qui ont fait le succès phénoménal du Club des incorrigibles optimistes, l’épopée intime d’une génération. La fresque vibrante et généreuse d’une époque, le récit magistral de nos illusions.

Né à Alger en 1950, Jean-Michel Guenassia a été avocat, a tenté de faire carrière dans le cinéma, a écrit des scénarios pour la télévision ainsi que des pièces de théâtre. Il a publié un roman policier en 1986, « Pour cent millions« , réédité sous le titre « Dernière donne » en 2014, puis fait jouer quelques pièces de théâtre, notamment « Grand, beau, fort, avec des yeux noirs brûlants... », en 2008 à Avignon. Les Terres promises font suite au Club des incorrigibles optimistes, Prix Goncourt des lycéens.

Albin Michel, 2021, 624 p.

Haïm Zafrani, penseur de la diversité, par Mustapha Saha

Né à Essaouira en 1922 et décédé à Paris en 2004, Haïm Zafrani était Docteur ès lettres et sciences humaines et docteur en études orientales, membre de l’Institut des hautes études sémitiques au Collège de France et membre correspondant de l’Académie du Royaume du Maroc. Il a dirigé le Département de langue hébraïque et de civilisation juive à l’université de Paris-VIII, dont il est devenu professeur émérite. Dans sa biographie, Mustapha Saha nous décrit son existence de chercheur et d’explorateur de la diversité culturelle marocaine, loin des sentiers battus, avec la persévérance et la discrétion que l’enseignement talmudique lui inculque dès l’enfance. Tout au long de son existence, Zafrani poursuit un seul but, exhumer et restituer, aux générations présentes et futures, un capital historique exceptionnel, un patrimoine culturel bimillénaire en grande partie méconnu, sous-estimé, refoulé, dans sa complexité, dans ses contradictions, dans ses accords et ses contre-accords, ajoute-t-il, soulignant que cet intellectuel hors pair a établi l’ancienneté de la judéo-berbérité et de la judéo-arabité de la civilisation marocaine sur des preuves matérielles irréfutables, sur des traces archéologiques de l’époque romaine, sur des textes datés et authentifiés. 

Mustapha Saha est sociologue, poète, artiste peintre. Il est cofondateur du Mouvement du 22 Mars à la Faculté de Nanterre et l’une des figures historiques de mai 68. Après la mésaventure de Louis Aragon, rejeté par les étudiants, il organise l’intervention réussie de Jean-Paul Sartre dans la Sorbonne occupée. Il signe avec les éditions du Seuil le contrat du premier livre sur la révolution soixante-huitarde, « La Révolte étudiante » et collabore avec Jean Lacouture dans la collection « L’Histoire immédiate ». Dans son envoi, il ajoute : « Votre projet de musée du Monde Sépharade à Paris comble une grande carence. Haïm Zafrani , qui avait apporté une précieuse contribution à la création du musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, rêvait d’un musée du judaïsme maghrébin et andalou. Il m’en parlait. Il avait créé le premier département d’études Hébraïques à l’Université de Vincennes, devenue Université Paris VIII, et dirigeait des structures de recherche au CNRS et au Collège de France. Il avait formé plusieurs professeurs qui enseignent aujourd’hui l’histoire du judaïsme dans les universités marocaines. Il a joué un rôle central, comme membre d’Académie du Royaume du Maroc, dans la reconnaissance de la judéité comme composante constitutive de la culture marocaine. L’hébreu est désormais l’une des quatre langues officielles, avec l’arabe, le berbère et le français (Constitution marocaine du 11 juillet 2011). Haïm Zafrani se serait tellement réjoui de votre initiative. »

Hémisphères, 2020, 134 p.

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Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Vous pouvez être membre actif à partir de 50 €. Votre don ne vous coûte qu’un tiers après impôt (un quart si vous êtes à l’IFI). 

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Merci d’avance et bonnes fêtes de Pâques et de Pessah !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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2 Comments

Visionnez l’interview de Mireille Hadas-Lebel et visitez le musée juif d’Essaouira ! – AMUSSEF · 11 avril 2021 at 13 h 38 min

[…] Dénommé Bayt Dakira (maison de la mémoire), ce musée doit beaucoup à André Azoulay, conseiller du Roi, originaire, d’Essaouira (ex Mogador). Il se veut être un espace spirituel consacré à la mémoire de la communauté juive de la ville et à la préservation et la valorisation de la mémoire judéo-marocaine. Il cherche aussi à travers son exposition d’objets, de textes et de photographies rares à montrer la coexistence entre les Musulmans et les Juifs de la ville. Il comprend la synagogue Simon Attia et le Centre de recherches Haïm et Célia Zafrani (notre lettre du 2 avril). […]

Visionnez l’interview d’Elliot Malki ! – AMUSSEF · 9 mai 2021 at 19 h 02 min

[…] Créé en 2011, Sephardi voices UK  est un site audiovisuel qui enregistre les expériences des Juifs du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Iran qui se sont installés au Royaume-Uni. On trouve par exemple sur ce magnifique site plus de 100 interviews, des films, une carte interactive et un lien vers l’exposition Sephardi Voices organisée en 2017 au Musée juif de Londres (cf notre lettre du 2 avril 2021). […]

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