Après Jacques Attali, Stéphane Benayoun, Bernard Bensaïd, Charles Canetti, Ronald Cicurel, Nicole Cohen-Addad, Denis Cohen-Tannoudji, Paul Dahan, Yves Dana, Mireille Hadas-Lebel, Hervé Kabla, Yehuda Lancry, André Lévy-Lang, Sylvaine Messica, Fred Scetbon-Didi et Ariel Wizman, regardez l’interview d’Elliot Malki sur notre chaine Youtube

Né en 1943 au Caire, dont il a dû partir avec toute sa famille en 1961, Elliot Malki est producteur. On lui doit notamment Starting over again – Repartir de zéro, une histoire juive égyptienne, réalisé en 2012 par Ruggero Gabbai, un magnifique hommage à la résilience des juifs exilés d’Egypte, que les Amis du Crif ont pu visionner en 2019 et que vous pouvez revoir sur notre site.

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Racontez votre histoire !

Les survivants de l’exil des pays arabes et musulmans vieillissent et disparaissent inexorablement. Ils doivent livrer le récit de leur vie passée et de leur déracinement. De plus en plus rares, ils sont d’autant plus précieux. Et indispensables pour faire œuvre de transmission. Avec votre aide, nous pouvons conserver leur histoire. Contactez-nous !

Regardez Sephardi voices UK !

Créé en 2011, Sephardi voices UK  est un site audiovisuel qui enregistre les expériences des Juifs du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Iran qui se sont installés au Royaume-Uni. On trouve par exemple sur ce magnifique site plus de 100 interviews, des films, une carte interactive et un lien vers l’exposition Sephardi Voices organisée en 2017 au Musée juif de Londres (cf notre lettre du 2 avril 2021).

Envoyez votre candidature avant la fin de ce mois !

Notre assemblée générale aura lieu le 30 juin en distanciel. Le dossier de l’AG et le lien pour se connecter seront envoyés avant la fin du mois aux membres à jour de leur cotisation. Comme indiqué précédemment, l’ordre du jour comportera des nominations au sein du bureau. Si vous êtes intéressé, envoyez-nous votre CV et une lettre de motivation. Merci d’avance.

Ecrivaines juives de Tunisie, ce dimanche à 14 h 30

La Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) organise une Table ronde ce dimanche 9 mai de 14 h 30 à 17 h 30 sur le thème : Emancipation, témoignages et contribution à la littérature tunisienne des XXème et XXIème siècles.

Bernard-Henri Lévy ce dimanche à 19 h

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Sur la route des hommes sans nom, l’Ecuje et la Règle du Jeu organisent une Webconférence avec BHL ce dimanche 9 mai à 19 h, animée par Esther Leneman, journaliste, et Alexis Lacroix, directeur de la publication d’Actualité Juive.Voir plus bas l’analyse du livre.

Portrait de Serge Moati sur Arte.tv

Sous le titre « Portraits de mon père », Félix Moati décrit son père Serge sur arte.tv du 14 mai au 13 juin. Nous avons parlé dans des lettres récentes de Villa Jasmin et de Lettre à Anita.

Au revoir Nine

Journaliste et écrivaine, Nine Moati, sœur de Serge, née en 1938 à Tunis, vient de mourir. Elle avait écrit une quinzaine de livres dont Les belles de Tunis (1983, rééd. 2004). Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille. Compte tenu des circonstances, un hommage public ne lui sera rendu que dans un an.

Bloquez la date du 28 novembre !

La journée de commémoration de l’exil des juifs des pays arabes est fixée au 30 novembre depuis une loi de la Knesset de 2014. L’année dernière, la pandémie nous avait obligé à réaliser cet évènement sous forme virtuelle.

Cette année, ce sera dimanche 28 novembre car le 30 novembre est un mardi. Sauf si la pandémie reprend, il aura lieu dans la salle des fêtes de la Mairie de Paris Centre (ancienne mairie du 3ème). Bloquez cette date !

Retour sur le rapport Stora (notre lettre du 27 mars)

Dans le Quotidien d’Oran du 29 avril, Farid Lounis écrit : « … Le Rapport Stora est un manuel anti-ressentiment. Contre la rumination du passé qui intoxique et empoisonne le présent, il propose un passage à l’acte où l’apaisement des mémoires pourra se faire par le biais de l’étude et l’éducation. Par des actes concrets. Le but est d’aboutir à une conception de l’histoire comme « patrimoine culturel commun » entre la France et l’Algérie. Cela est largement profitable pour notre avenir – nous autres Algériens et Français – que les jérémiades postcoloniales qui ont tendance à s’imposer aujourd’hui comme un cinquième évangile… »

De son côté, Boualem Sansal, auteur avec Boris Cyrulnik de France-Algérie, résilience et réconciliation en Méditerranée (Odile Jacob, 2020), écrit dans l’Arche de mai-juin 2021 : « … Dans l’histoire algéro-française, il y a ce qui se dit et, surtout, il y a ce qui ne se dit pas, ne peut pas se dire, ne sera jamais dit et, sans réponse à ces questions, point de réconciliation. J’en ai choisi cinq : 1) l’Algérie existait-elle avant sa conquête par la France… 2) de qui Abdelkader est-il le héros… 3) le décret Crémieux… 4) l’abandon des pieds noirs et des harkis… 5) la guerre des DAF et des Malgaches… ».

Et cultivez-vous avec ces livres


Le Retour de l’exil. Repenser le sens commun par Miguel Benasayag et Bastien Cany

L’Occident s’est construit sur le rêve, devenu cauchemar, d’une rationalité capable de congédier définitivement les pulsions, de contrôler les affects et de domestiquer les corps. De ce geste est née la modernité, à partir de laquelle l’homme s’est séparé de l’ensemble auquel il appartient. Bref, le rationalisme nous a conduits à une vision virile et conquérante de ce continent noir que nous avons nommé « nature ».
L’époque qui s’ouvre marque le retour de l’exil. Après avoir écrasé et ignoré la fragilité du vivant, nous la voyons faire irruption dans notre quotidien sous les traits d’une pandémie et d’un écocide. Nous sommes liés et ne pouvons plus prétendre, en toute impunité, exister depuis un point de vue abstrait, de nulle part…

Philosophe, psychanalyste, chercheur en épistémologie, Miguel Benasayag est franco-argentin. Il a écrit de nombreux ouvrages, notamment Cerveau augmenté, homme diminué (2016) ou Les nouvelles figures de l’agir (2021). Interrogeant notre modernité, il ose réaffirmer la nécessité d’une démarche humaniste. Il anime le collectif « Malgré tout ».

Bastien Cany est journaliste.

Le Pommier, 2021, 176 p.

Un étranger nommé Picasso, par Annie Cohen-Solal

Pourquoi le 18 juin 1901 Picasso est-il signalé comme « anarchiste » à la Préfecture de police, quinze jours avant sa première exposition parisienne ? Pourquoi le 1er décembre 1914 près de sept cents peintures, dessins et autres œuvres de sa période cubiste sont-ils séquestrés par le gouvernement français pendant près de dix ans ? D’où vient l’absence presque totale de ses tableaux dans les collections publiques du pays jusqu’en 1947 ? Comment expliquer, enfin, que Picasso ne soit jamais devenu citoyen français ? Si l’œuvre de l’artiste a suscité expositions, ouvrages et commentaires en progression exponentielle à la hauteur de son immense talent, la situation de Picasso « étranger » en France a paradoxalement été négligée. C’est cet angle inédit qui constitue l’objet de ce livre.

Un étranger nommé Picasso nous entraîne dans une enquête stupéfiante sur les pas de l’artiste surdoué, naviguant en grand stratège dans une France travaillée par ses propres tensions. On le voit imposer au monde son œuvre magistrale, construire ses propres réseaux et devenir un puissant vecteur de modernisation du pays. Un modèle à contempler et peut-être à suivre.

Annie Cohen-Solal, née à Alger en 1948, est historienne, biographe, essayiste et conférencière, surtout connue pour ses travaux sur Jean-Paul Sartre, le galeriste New-Yorkais Leo Castelli, ainsi que le peintre Mark Rothko et l’influence de ces derniers sur l’émergence et la construction d’un art contemporain américain.

Ce livre a été préparé pour une exposition sur Picasso, l’étranger, prévue en octobre au Musée de l’Immigration (Porte Dorée).

Fayard, 2021, 748 p.

Sur la route des hommes sans nom, par Bernard-Henri Lévy

Au début, c’est la commande de huit reportages dans la tradition de Joseph Kessel, Graham Greene, Ernest Hemingway ou Romain Gary par Paris-Match associé à d’autres grands journaux étrangers qui suscite le livre.

Il rassemble ces reportages qui conduisent le lecteur dans le Nigeria de Boko-Haram, aux Kurdistan d’Irak et de Syrie, sur la ligne de front où s’affrontent Russes et Ukrainiens, dans la Somalie livrée à l’illégalisme et aux bandes islamistes, au cœur du Bangladesh martyr, dans les camps de la misère de Lesbos, dans l’Afghanistan en train de retomber sous la coupe des Talibans et, encore, en Libye.

Et pourtant c’est sur un tout autre texte que s’ouvre ce dernier ouvrage. « Ce que je crois » explique ce qui conduit un philosophe à aller, au bout du monde, témoigner pour des guerres oubliées ou ignorées ; ce qui, des rêves internationalistes de ses aînés, lui semble encore valable et digne d’être prolongé ; et comment le goût de l’aventure, dans la tradition – pêle-mêle – de Cendrars, Byron à Missolonghi ou, bien sûr, Malraux, l’anime depuis sa jeunesse.

Qu’est-ce que le genre humain ? Son unité est-elle menacée par la montée des souverainismes et des égoïsmes ? Qu’en est-il de l’idéal de fraternité ? Pourquoi aller si loin pour illustrer cet idéal quand il y a de la misère au coin de votre rue ? Et pourquoi prend-on, quand on est un écrivain nanti, le risque de mort ? Telles sont quelques-unes des autres questions que pose ce nouvel essai de BHL.

Né en 1948 à Béni Saf (Algérie), Normalien, agrégé de philosophie, Bernard-Henri Lévy est écrivain, philosophe, cinéaste et chroniqueur. Il a écrit de nombreux livres depuis La Barbarie à visage humain (1977) ou le Testament de Dieu (1979) jusqu’à La guerre sans l’aimer (2011) ou Ce virus qui rend fou (2020).

Grasset, 2021, 272 p.

La nacre et le rocher, par Robert Misrahi

Cette autobiographie est celle d’un philosophe du bonheur. Mais elle n’est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d’une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L’auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L’oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu : au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d’une vie et la source même de cette vie. C’est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.

Né à Paris en 1926 de parents d’origine turque, Robert Misrahi est agrégé de philosophie, élève de Bachelard et de Jankelevitch, professeur émérite de philosophie de l’éthique à l’Université Panthéon-Sorbonne. Il a publié une quarantaine d’ouvrages qui portent sur le bonheur, sur Israël et sur Spinoza. Dans son numéro de mai-juin 2021 (pp 13-28), L’Arche lui consacre un épais dossier dirigé par Perrine Simon-Nahum : Misrahi, philosophe du bonheur.

Ed. Encre marine, 2012, 208 p.

Versez votre IFI à Amussef via la Fondation France Israel

Le MUSSEF s’est donné comme devoir d’entretenir la mémoire des juifs du monde séfarade, méditerranéen et oriental, exilés au milieu du siècle dernier. Sa raison d’être est de raconter leur histoire et leur souffrance et d’en faire un exemple universel d’ouverture et de tolérance. Cliquez ici pour plus de détails sur ce magnifique projet.

Adhérez à Amussef ou renouvelez votre adhésion pour 2021. Votre cotisation ne vous coûte qu’un tiers après impôt (un quart si vous êtes à l’IFI). 

Vous êtes Membre actif avec 50 €. Vous pouvez aussi être Donateur (100 €) ; Bienfaiteur (300 €) ; Mécène (1000 €) ; Fondateur (10.000 €) ; Parrain p. (50.000 €), membre du Cercle Maïmonide (à partir de 100.000 €).

Pour contribuer à Amussef, le plus simple est d’utiliser Hello Asso

(sauf pour l’IFI : paiement via la Fondation France Israel) 

Merci d’avance et bonne santé !

 Hubert Lévy-Lambert, Président d’Amussef

LA MEMOIRE VIVE DES COMMUNAUTES JUIVES DU MONDE SEFARADE, MEDITERRANEEN ET ORIENTAL

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2 Comments

Visionnez l’interview de Benjamin Stora ! – AMUSSEF · 30 mai 2021 at 10 h 23 min

[…] l’occasion de la sortie de son dernier livre Le pays des hommes sans nom (notre lettre du 8 mai), Bernard-Henri Lévy a donné une grande interview à Frédéric Haziza sur Radio J dimanche 23 […]

Grande soirée au CEJ en hommage à Mohammed VI – AMUSSEF · 28 juillet 2021 at 15 h 20 min

[…] Né en 1948 à Béni Saf (Algérie), Normalien, agrégé de philosophie, Bernard-Henri Lévy est écrivain, philosophe, cinéaste et chroniqueur. Il a écrit de nombreux livres depuis La Barbarie à visage humain (1977) ou le Testament de Dieu (1979) jusqu’à La guerre sans l’aimer (2011) ou Ce virus qui rend fou (2020). Nous avons présenté son dernier livre, Sur la route des hommes sans nom dans notre lettre du 8 mai. […]

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